10 choses qui font notre fierté en 2014

10 choses qui ont fait notre fierté en 2014

En 2014, tout n'a pas été négatif. Voici 10 accomplissements qui nous rendent, malgré tout, fiers.

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Des chantiers  culturels importants et des réactions raisonnables à des menaces internationales, comme la menace  terroriste ou encore le virus d’Ebola. Des élans de générosité des citoyens marocains ou encore la régularisation des immigrés clandestins. Tout n’est pas noir sous nos cieux, voici quelques raisons d’être fiers de notre pays.

Les civils ne pourront plus être jugés par des militaires

aa8fe7dee1ead7547e4fc12e794bf917-680x365C’est une des principales revendications de la société civile et des ONG internationales. Les civils ne pourront plus être jugés par des militaires, cela quel que soit leur infraction. Les accusés pour « menace de la sûreté extérieure de l’État » se présenteront devant les juridictions ordinaires. Ainsi, des cas comme Gdeim Izik ne pourront plus se répéter (inchallah !). En février 2013, une vingtaine de militants sahraouis avait été condamnés par le tribunal militaire de Rabat à des peines allant de 30 ans de prison à la perpétuité.

La réaction à la menace terroriste sans sombrer dans la psychose

Face à la menace terroriste générale, le Ministre de l’Intérieur Mohamed Hassad a tenu une conférence de presse le 29 octobre dernier afin de détailler le plan Hadar. Visant à « rassurer les citoyens marocains ainsi que les étrangers », des unités de sécurité composées d’un policier et de deux militaires ont été déployées dans des zones stratégiques des villes principales du royaume. A savoir Rabat, Fès, Casablanca, Marrakech, Agadir et Tanger. « Ces unités sont armées et peuvent intervenir très rapidement », a affirmé Mohamed Hassad, tout en tenant un discours qui se veut rassurant : « le déploiement n’a aucune relation avec l’existence d’une menace terroriste réelle. Il est juste préventif ».

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La campagne de régularisation des immigrés

immigreUne vaste opération de régularisation des étrangers vivant au Maroc et ne possédant pas de titre de séjour (entre 25 et 40 000 personnes) a été lancée le 2 janvier dernier. Deux jours après, un peu plus de 1000 migrants s’étaient rendus à des « bureaux des étrangers », selon des chiffres associatifs.  Malgré quelques couacs et une lenteur présumée dénoncés par les militants, l’opération censée se terminer a connu un coup d’accélérateur. Novembre dernier, 21 000 demandes de régularisation avaient été déposées par des migrants sans papiers au Maroc, et 8 949 d’entre elles avaient reçu un avis favorable, les autres étant encore en cours de traitement. « A la fin de la campagne, les trois quarts des demandes auront eu une réponse favorable », nous confirmait Mehdi Alioua, président du Gadem.

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La Twittoma donne l’exemple avec #100dhpouraider

100dhSuite aux inondations qui ont touché le sud du Maroc, la communauté marocaine d’utilisateurs de Twitter n’a pas tardé à réagir. Cinq d’entre eux ont initié #100dhpouraider, une campagne de crowdfunding pour venir en aide aux sinistrés, via l’association La Banque alimentaire, qui a eu lieu du 2 au 7 décembre. « Nous ne sommes pas des professionnels du social, donc nous avons choisi de collecter des dons pour une association sérieuse, la Banque alimentaire en l’occurrence, à qui nous déléguons cette tâche », nous expliquait Fadel Abdellaoui, l’un des initiateurs du projet. A la fin de l’opération, 302 688 dirhams ont été donnés pa les internautes qui ont été 1046 à contribuer à cette cagnotte. Plusieurs entreprises ont été séduites par l’idée et n’ont pas hésité à mettre la main à la poche. A part Richbond qui a effectué des dons en nature, Méditel, Saham, Addoha, Managem et Cimat ont donné des chèques pour soutenir l’opération. Le total de la collecte s’est élevé à 720 000 dirhams, l’équivalent de six convois.

Le maintien des vols vers les pays africains malgré le risque d’Ebola

royal-air-maroc-ram-680x365Face à la menace du virus Ebola qui a causé la mort d’environ 7600 personnes jusqu’à ce jour, plusieurs compagnies aériennes ont suspendu leurs liaisons avec les aéroports des pays d’Afrique de l’Ouest, notamment la British Air Ways et Emirates. La réaction de la Royal Air Maroc (RAM) face au risque de transmission de la pandémie a été différent. Dans un communiqué publié par la compagne aérienne marocaine le 12 août dernier, la RAM a précisé que les liaisons aériennes avec les pays touchés sont maintenues en raison de la « politique de solidarité fraternelle qui lie le royaume aux pays frères d’Afrique […] et qui reflète le sentiment d’appartenance à une communauté continentale solidaire dans les périodes heureuses, mais aussi dans les circonstances difficiles ». Un ton empathique qui ne fait pourtant pas fi des risques, puisqu’une série de mesures a été déployée dans les aéroports du royaume mais aussi sur le sol des pays touchés par l’épidémie : des détecteurs de fièvre, contrôle médical des passagers en provenance des pays à risque, ainsi que la distribution de 800 téléphones portables aux citoyens provenant des pays touchés afin de surveiller leur état de santé.

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Le Maroc, ce Hollywood africain

2014 aura été l’année où une sélection importante de blockbusters a été tournée au Maroc : d’abord le tournage du dernier film de Clint Eastwood entre Rabat et Salé, puis celui de Mission impossible V avec Tom Cruise sur un tronçon de l’autoroute Casablanca – Agadir qui a nécessité son blocage pendant une douzaine de jours, et, plus récent, le tournage de James Bond à  Oujda. Ce dernier a débuté fin novembre dans le plus grand secret. Des opérations qui auront rapporté gros au Centre cinématographique marocain : les tournages de films étrangers au Maro ont rapporté près d’un milliard de dirhams, des gains qui contribuent à la dynamisation du cinéma national.

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Fouad Laroui, notre écrivain récompensé

fouad larouiL’écrivain marocain d’expression française a accumulé les nominations et les récompenses. Après avoir obtenu le prix Goncourt pour sa nouvelle L’étrange affaire du pantalon de Dassoukine, Fouad Laroui a été décoré de la médaille vermeil du Grand prix de la Francophonie par l’Académie française en août dernier. Un peu plus d’un mois après, son roman Les tribulations du dernier Sijilmassi  se retrouvait dans la liste des ouvrages en lice pour le prestigieux prix littéraire de l’Académie Goncourt, aux côtés de Mersault, contre-enquête, de l’Algérien Kamel Daoud. Si Lydie Salvayre remporte le prix finalement, Fouad Laroui se verra primé le 16 octobre qui suit. En effet, il obtient le Prix Jean Giono pour ce même roman, une distinction qu’il remporte face à huit auteurs français.

L’inauguration du premier musée marocain

museeIl aura fallu 58 ans au Maroc pour avoir son premier musée post-indépendance. Consacré à l’art moderne et contemporain, le Musée Mohammed VI a ouvert ses portes au public le jeudi 9 octobre. Situé dans le centre-ville de Rabat, l’équipement muséal a été créé parmi plusieurs autres espaces culturels, à savoir la Bibliothèque nationale et le futur grand théâtre de Rabat, afin de « contribuer au renforcement des structures culturelles au Maroc« , selon les propos de Mehdi Qotbi, président de la Fondation nationale des Musées. Pour sa première exposition, une rétrospective de plus de 400 oeuvres pour retracer l’évolution de l’art moderne et contemporain au royaume a été mise en place. 100 ans de création au Maroc a attiré quelque 50 000 curieux venus visiter cet espace muséal dont le chantier a duré 10 ans. Comme quoi, les Marocains et la culture ne font pas deux, comme certains le penseraient.

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La culture marocaine à l’honneur en France

imaLa saison culturelle à Paris n’a jamais été aussi marocaine. Du 15 octobre et jusqu’au 25 janvier prochain, les visiteurs de l’Institut du monde arabe ont pu découvrir les créations de la scène artistique actuelle à travers Maroc contemporain, une exposition dressant un état des lieux de l’art contemporain du royaume, mais pas que. Plusieurs événements annexes ont accompagné cet événement, dont 30 concerts d’artistes marocains, un site web interactif annexé au projet et plusieurs projections de films de réalisateurs marocains. En parallèle, du 17 octobre au 19 janvier 2015, le musée le plus prestigieux de la capitale française accueille l’exposition Maroc médiéval. Organisée par le musée du Louvre et la fondation nationale des musées marocains, cet événement propose une relecture à travers l’art de la période du XIe au XVe siècle de l’Occident islamique. Ces deux expositions ont accueilli plus de 150 000 visiteurs chacune et assurent une promotion significative à l’art et au patrimoine national.

Ce n’est pas tout, puisque le musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem) a aussi consacré une exposition au Maroc du 12 mars au 25 août 2014. Sur 400 m², Splendeurs de volubilis présentait une collection de bronzes antiques découverts sur le site historique Volubilis. Des pièces de collection empruntées par la Fondation nationale des musées.

L’abrogation de l’alinéa 2 de l’article 475 du code pénal

aminaLe 22 janvier 2014, la Chambre des représentants a voté, à l’unanimité, l’abrogation de l’alinéa 2 de l’article 475 du code pénal qui permettait à un violeur d’échapper aux poursuites judiciaires en épousant sa victime. Une décision qui a lieu deux ans après le suicide d’Amina Filali, une jeune fille de 16 ans, qui s’est donnée la mort, après avoir été contrainte d’épouser son violeur. Si la tragédie a mis la lumière sur cet article du code pénal, ayant conduit à sa réforme partielle, le mariage des mineurs, lui, n’est toujours pas résolu.

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