#Eclairage. Marché de l'art au Maroc: polémiques, parcours d'exception et intérêt royal

#Eclairage. Marché de l'art au Maroc: polémiques, parcours d'exception et intérêt royal

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Des oeuvres de Chaïbia Talal au MMVI. © Yassine Toumi

C’est l’expo de la rentrée. Depuis le 23 octobre, le musée Mohammed VI (MMVI) accueille les œuvres de Chaïbia Talal, Radia Bent Lhoucine et Fatima Hassan El Farrouj. Cette expo-hommage à trois grandes dames de l’art pictural marocain partage pourtant les milieux de l’art. Hossein Talal, fils de Chaïbia, est très vite monté au créneau dénonçant la présence des œuvres de sa mère au milieu d’ « artistes mineurs », nous a-t-il déclaré. Le président de la Fondation nationale des musées (FNM) Mehdi Qotbi défend pour sa part le choix de son musée et porte l’estocade : « Le MMVI n’a pas vocation de faire des expositions qui plaisent à une poignée de personnes».

Comprendre la polémique de A à Z :

Polémique : Retour sur l’affaire Chaïbia

Le débat, parfois houleux, qui a accompagné l’annonce du remplacement de la grande exposition Chaïbia par une autre collective semble vouloir trouver un heureux dénouement. Éléments de compréhension.

Les cris d’orfraie du monde de l’art contre une expo au MMVI

L’ exposition du musée Mohammed VI, consacrée au travail de Chaïbia Talal, Radia Bent Lhoucine et Fatima Hassan El Farrouj, fait l’objet de vives réactions chez les professionnels de l’art. Certains pestent contre le choix d’associer Chaïbia avec deux artistes moins connues, tandis que d’autres saluent l’option de pluralité adoptée par le musée.

Au-delà des débats sur la valeur artistique d’une œuvre et de son auteur(e), des batailles d’égo, et des problématiques des ayants droits, cette polémique met aussi la lumière sur un marché hautement capitalistique, où les collectionneurs s’arrachent les œuvres les plus côtés, tout en protégeant la valeur de leurs poulains.

Ainsi, La cérémonie du mariage de Chaibia Talal a été adjugée pour 1,5 million de dirhams en décembre 2014. Une belle somme, mais loin du record détenu par L’Offrande de Abbas Saladi adjugé à 4,1 millions de dirhams !

Le top 8 des oeuvres marocaines les plus chères

Qui sont les artistes marocains dont les œuvres s’arrachent à prix d’or ? Tour d’horizon de leurs toiles les plus prisées.

Si les tableaux d’artistes marocains ont vu leur côte exploser, c’est en grande partie depuis l’intérêt porté par Mohammed VI au secteur. Le souverain s’est forgé l’image d’un roi mécène et amoureux des arts. Au fil de son règne, il est devenu le principal acteur culturel du Maroc

Enquête. Mohammed VI, amoureux des arts, et collectionneur

Mohammed VI s’est forgé l’image d’un roi mécène et amoureux des arts. Au fil de son règne, il est devenu le principal acteur culturel du Maroc. Décryptage.

Si le mécénat de Mohammed VI a propulsé les artistes, il en est un en particulier qui a émergé sous l’ère Hassan II.  Le défunt monarque appréciait ce jeune aux allures de gentleman qui savait mieux que quiconque restituer les fastes de ce “vieux Maroc” lyautéen dont Hassan II lui-même était épris.

Hommage : la chevauchée makhzénienne du fils Glaoui

Fils du pacha de Marrakech et artiste prolifique, Hassan El Glaoui s’est éteint à Rabat le 21 juin, à 94 ans. Retour sur le parcours d’un homme à l’élégance rare, sans doute le meilleur peintre figuratif que la scène nationale ait produit.

Mais c’est sous l’ère Mohammed VI où les événements artistiques et les ventes aux enchères se sont multipliés. Cette fin d’année par exemple, rimera avec art et culture à Marrakech. En Décembre par exemple, une Art Week impliquant plusieurs institutions d’art privées et publiques sera organisée du 26 décembre au 5 janvier dans la ville ocre. Du 11 au 13 décembre, la ville du sud accueille une centaine d’artistes pour la plateforme de réflexion African Crossroads. Objectif : échanger et réfléchir sur des problématiques entrepreneuriales, scientifiques, artistiques et technologiques »

Une Marrakech Art Week en prélude de la prochaine vente aux enchères d’Artcurial

La première édition de la Marrakech Art Week aura lieu en décembre prochain. Une manifestation initiée par la maison de vente aux enchères française Artcurial, en partenariat avec des espaces culturels, des fondations et des musées.

Une centaine d’artistes attendus à Marrakech pour la plateforme de réflexion African Crossroads

Une centaine de penseurs, artistes, entrepreneurs et scientifiques africains se réuniront du 11 au 13 décembre à Marrakech pour la première édition de la plateforme de réflexion African Crossroads.

Les initiatives aussi se multiplient, et les lieux consacrés à l’art émergent. Petit à petit.

Laâyoune se dotera prochainement d’un nouveau musée

D’ici trois ans, un musée dédié à la mémoire et à la culture hassanie verra le jour à Lâayoune. L’architecte Omar Alaoui concevra les plans du bâtiment, qui cherche encore son terrain pour prendre ses quartiers.

Moulay Ismail rassemble le gratin de l’art contemporain africain pour une exposition 

Une importante exposition réunissant de grands noms de la scène artistique africaine, comme le Ghanéen El Anatsui ou le Camerounais Barthelemy Toguo, est en cours de préparation par une nouvelle fondation présidée par le prince Moulay Ismail.

Au-delà de cet intérêt royal pour l’art et sa contribution à mettre en lumière les artistes, la scène marocaine regorge d’œuvres et de parcours souvent fascinants qui méritent que l’on s’y attarde. Entre l’ouvre immense de Melehi, l’art de l’éllipse de Miloud Labied ou encore la contribution de la nouvelle scène, plongée dans les expositions de contemporains à découvrir, et les parcours de monuments à (re)découvrir.

Mohamed Melehi, le dernier des grands pionniers

L’artiste, toujours prolifique, était également un homme d’action. Sa vie, où se mêlent histoire de l’art, politique et amour des femmes, est digne d’un biopic. Récit.

Le parcours du peintre Miloud Labied en quatre étapes


Bank Al Maghrib édite un beau livre, Un art magistral de l’ellipse, au peintre Miloud Labied, décédé il y a 10 ans. L’occasion de passer en revue le parcours de cet autodidacte en quatre étapes.

Parcours : Hassani, un peintre vrai, tout simplement


Le premier solo show qu’abrite l’espace d’art de la TGCC vient nous rappeler que Hassani reste un des meilleurs peintres marocains. Peut-être le meilleur en termes de “métier”. Ses œuvres, très référencées, continuent de nous faire voyager dans un univers de beauté ne passant pas par le truchement d’interrogations existentialistes.

Art contemporain : Mo Baala, celui qu’on n’attendait pas


Dans les œuvres de cet artiste autodidacte découvert lors la Biennale de Marrakech en 2016, pas l’once d’une naïveté ou de marocanisme de bazar, mais au contraire une esthétique parfaitement internationale, tendance afro-américaine, totalement inhabituelle sous nos cieux. Rencontre.

Cherkaoui, enfin chez lui


Première rétrospective consacrée à un pionnier de l’art moderne marocain, la très belle exposition Cherkaoui au MMVI pose la question déterminante de la mission principale qui devrait être celle de ce musée national : participer à écrire et faire connaître au public cette histoire de l’art moderne et contemporain marocain, vieille de près de trois quarts de siècle, mais méconnue de presque tous.

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