Parcours: Hassani, un peintre vrai, tout simplement

Le premier solo show qu'abrite l'espace d'art de la TGCC vient nous rappeler que Hassani reste un des meilleurs peintres marocains. Peut-être le meilleur en termes de “métier”. Ses œuvres, très référencées, continuent de nous faire voyager dans un univers de beauté ne passant pas par le truchement d'interrogations existentialistes.

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L'artiste dans son loft-atelier du Fondouk Bachko. À la manière des peintres du XIXe siècle, 
il a toujours aménagé des ateliers-salons où il reçoit. Crédit: HAFID JENDAR

Les Hassani sont une vieille famille rbatie. Saâd est né — en 1948 — et a grandi dans une belle demeure néo-andalouse du quartier Laâlou, à la lisière de la place des Oudayas. La kasbah et la plage y attenant sont le décor de ses jeux d’enfants. Il fait ses études primaires et secondaires dans l’école d’obédience nationaliste, un brin traditionnaliste, dite Madariss Mohammed El Khamiss, sise également dans la médina. Son père est bazariste. À la maison, on trouve des tapis persans, de l’argenterie de Manchester, des taous de Chine et beaucoup de tarz rbati. On écoute el ala, on mange très bien — on reçoit beaucoup, notamment les clients étrangers du paternel. On ne sait trop pourquoi, Saâd s’adonne très tôt au dessin et à la peinture. Les parents ne s’opposent pas à…

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