Art contemporain: Mo Baala, celui qu'on n’attendait pas

Dans les œuvres de cet artiste autodidacte découvert lors la Biennale de Marrakech en 2016, pas l’once d’une naïveté ou de marocanisme de bazar, mais 
au contraire une esthétique parfaitement internationale, tendance afro-américaine, totalement inhabituelle sous nos cieux. Rencontre.

Par

Collage de cuir découpé sur textile. L'effet de cette nouvelle série de bestiaire est d'une étrangeté et d'une poésie saisissantes. Crédit: Comptoir des mines Galerie

On n’interviewe pas Mo Baala. On l’écoute parler. Des heures durant. Dans son antre, son gîte-atelier, sis dans un douar de la banlieue de Marrakech, sur la route de l’Ourika. Il a commandé une tangia — cuite et recuite au ferrane public, dans la vieille tradition. On la déguste arrosée de thé à la menthe ultra-sucré, comme il se doit. Nous sommes attablés dehors — l’intérieur étant de toute façon submergé d’œuvres plus ou moins achevées et de matériaux de travail plus ou moins identifiés. Il y a là un ami à lui vaguement artiste — en quelle discipline, je ne sais plus — qu’il héberge. Plutôt silencieux. Et Aniko Boehler, son actuelle compagne et agent. Elle intervient souvent — trop ? — dans la discussion. Sous prétexte de traduction et/ou de précisions. Il faut dire que Baala ne parle pas…

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