À Casablanca et Tanger, panique après des rumeurs de fermeture de commerces et bureaux et de sécurité renforcée

Les autorités ont démenti, jeudi soir, deux rumeurs largement diffusées sur les réseaux sociaux et applications de messagerie, présentées à tort comme émanant des autorités locales de Casablanca et de Tanger.

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Manifestation de la GenZ212 place des Nations Unies à Casablanca, le 2 octobre 2025. Crédit: Yassine Toumi/TelQuel

À Casablanca, des messages circulant sur WhatsApp et d’autres plateformes électroniques affirmaient que les banques, commerces et bureaux devaient fermer prématurément, certains évoquant des horaires imposés à 15h ou 16h.

Ces rumeurs ont semé la panique dans la métropole : de nombreux salariés ont quitté leurs lieux de travail en même temps, provoquant d’importants embouteillages en fin d’après-midi.

Plusieurs restaurants, établissements sportifs ou culturels ont également fermé leurs portes par précaution, ou annulé des spectacles et événements, comme on peut le voir sur les captures d’écran ci-dessous :

Les services de la Wilaya ont toutefois affirmé qu’aucun ordre n’avait été donné en ce sens et que ces allégations relèvent des fake news, cherchant à troubler la quiétude de la population. La MAP a constaté sur place qu’un certain nombre de commerces poursuivaient normalement leurs activités.

Selon des sources concordantes, certaines grandes entreprises bancaires (BMCE, Attijariwafa Bank, BCP) auraient néanmoins choisi, de manière préventive et sans instruction officielle, de libérer leurs employés vers 15h30 afin d’éviter qu’ils ne soient pris dans d’éventuels attroupements prévus notamment place des Nations Unies.

À Tanger, la wilaya a démenti l’authenticité d’une correspondance attribuée au wali de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, censée concerner le renforcement du dispositif de sécurité dans la ville.

Ce document, dans lequel on peut notamment lire que la wilaya prévoit d’intensifier les campagnes de ratissage dans différents quartiers ciblés, a été présenté comme une note officielle alors qu’il s’agit d’un faux.

Les autorités locales ont appelé les habitants à ne pas relayer ce type de contenus mensongers, « qui relèvent d’une tentative manifeste de désinformation ».

À travers ces deux mises au point, les autorités rappellent leur vigilance face à la propagation de rumeurs et insistent sur l’importance de s’en tenir exclusivement aux canaux officiels d’information.