Certains drames échappent à tout sens que l’on pourrait leur chercher. D’autres laissent une certitude insupportable : ils auraient pu être évités. Le drame du petit Youssef Chamich, 8 ans, appartient malheureusement à cette seconde catégorie.
Mardi 7 juillet, aux alentours de 20 heures, l’enfant a perdu la vie sur la corniche d’Aïn Diab, à Casablanca, électrocuté au contact d’un poteau électrique. Il circulait à vélo en compagnie de sa mère, à proximité du Morocco Mall, lorsqu’il est tombé dans une flaque d’eau qui s’était formée au pied du poteau. L’électrocution a été immédiate. Youssef est mort sur place.
“J’ai tenté de le rattraper, mais lorsque je lui ai pris la main, j’ai moi-même reçu une décharge électrique qui m’a projetée en arrière. Une mère ne lâcherait jamais la main de son fils”
Quelques heures plus tôt, pourtant, rien ne laissait présager une telle tragédie. “Je lui avais promis un vélo s’il réussissait son année scolaire. Il a obtenu une excellente moyenne, alors je lui ai acheté une bicyclette”, raconte Firdaous, la mère de Youssef. “Il était tellement heureux d’aller l’essayer. Nous sommes allés sur la corniche, un endroit que je pensais sûr, avec ses pistes cyclables. Jamais je n’aurais imaginé que cette sortie serait la dernière”, ajoute-t-elle.
