Selon Alyaoum 24, au terme de plusieurs audiences, la juridiction a ramené les condamnations de la plupart des prévenus à une année de prison ferme, avec suspension de l’exécution de la peine restante. Cette décision a permis la libération immédiate d’environ 13 détenus ayant déjà purgé la durée ferme retenue par la cour.
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D’autres accusés ont été condamnés à des peines comprises entre huit et neuf mois de prison ferme, tandis que deux prévenus devraient également recouvrer la liberté dans les prochains jours.
L’affaire remonte au 29 septembre 2024, lorsqu’un rassemblement organisé par des jeunes de « Génération Z » dans un espace public de Casablanca pour porter des revendications sociales et économiques avait dégénéré après l’intervention des forces de l’ordre. Les événements avaient ensuite conduit au blocage de l’autoroute urbaine de la métropole, provoquant des perturbations de la circulation et l’intervention des autorités pour rétablir la situation.
À la suite de ces incidents, plusieurs participants avaient été déférés devant la justice. Le ministère public les poursuivait notamment pour « entrave à la circulation des véhicules dans le but de perturber ou gêner le trafic », une infraction prévue par l’article 591 du Code pénal marocain.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte de tensions récurrentes autour du mouvement GenZ212. En février dernier, l’arrestation à Casablanca de Mohammed Khalif, membre du collectif, avait déjà suscité une vive réaction de l’organisation, qui dénonçait alors une « criminalisation de l’engagement pacifique ». Quelques jours auparavant, Zineb Kharroubi, membre de GenZ212 France, avait également été poursuivie en état de liberté pour « incitation à commettre des délits par voie électronique ».
Par ailleurs, et dans un entretien accordé à TelQuel en avril dernier, le secrétaire général du PPS, Nabil Benabdallah, avait d’ailleurs appelé à « un vote massif de tous les laissés-pour-compte, y compris les jeunes de la GenZ », estimant que leur participation pouvait contribuer à « changer la donne et à donner un nouveau souffle à notre paysage politique ».
