Le président de l’UA appelle à approfondir l’intégration régionale en matière de chaîne de valeurs

Le président de l’Union des Comores et président de l’Union africaine, Azali Assoumani, a appelé, mercredi à Marrakech, à approfondir l’intégration régionale afin de libérer les chaînes de valeur de l’Afrique.

Par

Pour libérer les chaînes de valeur de l’Afrique, il faut envisager d’encourager la création d’un secteur privé orienté vers la transformation des chaînes de valeur mondiales (CVM), continuer à éliminer les obstacles aux opérations commerciales et améliorer les compétences de la main-d’œuvre pour le secteur manufacturier”, a dit Azali Assoumani lors d’un panel présidentiel, tenu dans le cadre des travaux de l’édition 2023 du Forum pour l’investissement en Afrique (AIF).

Il a également mis l’accent, lors de ce panel intitulé “Conversations avec les chefs d’État et de gouvernement : accélérer la transformation économique de l’Afrique”, sur l’importance d’investir dans les infrastructures productives, d’approfondir l’intégration régionale avec la ZLECAF et de mettre en place des protocoles de libre-échange.

Assoumani a estimé que “la libération des chaînes de valeur de l’Afrique constitue un défi majeur pour la plupart des pays du continent, qui, malgré sa richesse, continue d’exporter des produits bruts à faible valeur ajoutée et à transformer très peu de produits”.

Pour sa part, le Président de la Sierra Leone, Julius Maada Bio, a noté que “l’Afrique se trouve à la croisée de chemins avec de grandes possibilités ouvertes qui pourraient permettre d’aller très loin en matière d’investissement”.

Dans ce sillage, il a mis en avant le rôle des dirigeants en matière de collaboration avec les partenaires au niveau continental et mondial pour faire face à ces défis et transformer les obstacles en opportunités.

De son côté, la Présidente de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, a mis en exergue le problème de la connectivité en Afrique, appelant à “investir dans la connectivité interne entre les pays africains et à sceller des partenariats avec le secteur privé en développant un environnement favorable incitant à investir dans les infrastructures”.

Le Premier ministre du Rwanda, Édouard Ngirente, a quant à lui appelé “à prendre les actions nécessaires en vue de libérer les chaînes de valeur, estimant qu’il est primordial de faire preuve de synergie, de cohésion et de collaboration au niveau de tout le continent”.

Et de poursuivre qu’il est “nécessaire aujourd’hui de gérer les secteurs à risques, faciliter la circulation entre les pays en travaillant sur la connectivité et planifier stratégiquement en tant que continent pour attirer des investisseurs africains et ceux externes”.

à lire aussi

Pour sa part, la Première ministre de la Barbade, Mia Mottley, a placé le problème de la libération de la chaîne de valeur dans le sillage des autres défis qu’il faut relever, notant “qu’il ne faut pas se focaliser à un problème au détriment de l’autre”.

S’arrêtant sur le problème du changement climatique, elle a relevé “qu’il faut adopter une approche harmonieuse entre les différents pays et une stratégie industrielle africaine appropriée pour le verdissement de l’économie ainsi que faciliter l’accès aux capitaux”.

L’édition 2023 de l’AIF connait la participation des chefs d’État et de gouvernement, des décideurs publics et privés, et des investisseurs impliqués dans le développement économique et social du continent.

Organisé cette année sous le thème “Libérer les chaînes de valeur de l’Afrique”, ce forum se veut la plus importante plateforme de rencontre économique du continent, visant à apporter une valeur ajoutée significative aux investisseurs, en les associant à des opportunités à un moment de transformation substantielle du continent.

Près de 600 participants de haut niveau prennent part à l’AIF 2023 qui constitue une plateforme multipartite axée sur la conclusion d’accords à l’échelle du continent.

(avec MAP)