Bologne : “Justice pour Fakir”, des heurts éclatent après la mort d'un Marocain lors d'un contrôle policier

Plusieurs milliers de personnes ont défilé lundi soir à Bologne pour réclamer justice après le décès d'Abderrahim Fakir, un Marocain de 42 ans mort dimanche lors d'une interpellation policière dans le quartier du Pilastro. Le rassemblement, recueilli dans un premier temps, a dégénéré en affrontements près de la préfecture, faisant onze blessés. L'affaire, comparée par la presse internationale au cas George Floyd, provoque une vive polémique politique en Italie, tandis que l'autopsie doit encore établir les causes exactes de la mort.

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Depuis l’annonce du décès d’Abderrahim Fakir, Marocain de 42 ans mort lors d’une interpellation policière, dimanche 19 juillet, dans le quartier populaire du Pilastro à Bologne, la ville ne désarme pas. Un rassemblement d’ampleur a réuni lundi soir plusieurs milliers de personnes place Nettuno, en plein centre historique, à l’appel du maire Matteo Lepore. Familles, syndicats, représentants des communautés musulmanes, militants de gauche et simples citoyens se sont mêlés pour réclamer « vérité et justice ».

Le sit-in initial, sans tribune ni discours partisan, s’est ouvert avec la nièce de la victime, Yossra, alors que la sœur du défunt, Khadija, s’est trouvée mal au moment de prendre la parole. Le maire Lepore et le président de la région Émilie-Romagne, Michele de Pascale, ont également pris la parole. La foule scandait « Giustizia per Fakir » et brandissait des photographies du quadragénaire.

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