Selon des sources concordantes contactées par nos confrères d’Al3Omk, les remarques concernent principalement les conditions de réalisation des projets, où plusieurs irrégularités auraient été relevées. Des acteurs politiques jugent que les réalisations ne sont pas à la hauteur des budgets engagés et ne répondent pas aux attentes des habitants en matière d’amélioration des infrastructures et des espaces publics. Ils pointent également le ralentissement de plusieurs chantiers, qui prolonge les difficultés des riverains confrontés à des voies encore non aménagées plusieurs mois après le lancement des travaux.
L’arrondissement de Sidi Moumen figure parmi les secteurs les plus critiqués. Des élus et acteurs locaux affirment que plusieurs quartiers, pourtant inscrits dans les programmes validés par le conseil d’arrondissement, n’ont finalement bénéficié d’aucun aménagement. Cette situation alimente les interrogations sur les critères ayant présidé au choix des zones retenues et sur les raisons de l’exclusion de certains quartiers initialement programmés.
Face à ces retards, plusieurs élus mettent en cause l’ensemble des intervenants, notamment les présidents d’arrondissement, les bureaux d’études chargés de la préparation et du suivi des projets ainsi que les services techniques. Selon eux, le manque de coordination et de contrôle a favorisé l’apparition de nombreuses défaillances ayant affecté la qualité des travaux et le respect des délais. Ils réclament une évaluation globale des projets en cours, une révision des mécanismes de suivi, un meilleur respect de la programmation approuvée, davantage d’équité entre les quartiers et un renforcement des contrôles techniques et administratifs afin de garantir la bonne utilisation des fonds publics.
