Cette visite, la première de M. Sánchez en quatre ans, a pour le gouvernement espagnol « une importance particulière, parce que l’Espagne considère l’Algérie non seulement comme un pays voisin mais aussi un partenaire stratégique », a-t-il affirmé lors d’une déclaration à la presse aux côtés du président algérien, Abdelmadjid Tebboune.
« Il est fondamental de renforcer le dialogue politique entre l’Espagne et l’Algérie » et de « construire un partenariat économique mutuellement bénéfique », a-t-il ajouté.
M. Sánchez, venu avec plusieurs hauts responsables d’entreprises énergétiques espagnoles, a rappelé que depuis début 2026, l’Algérie avait été le « premier fournisseur de gaz naturel » de l’Espagne, reliée à l’Algérie par un gazoduc appelé MedGaz.
Le président Tebboune a de son côté évoqué un entretien « fructueux » et « franc » avec M. Sánchez, en saluant une visite synonyme de « nouveau souffle » entre les deux pays.
Le chef de l’Etat algérien a affirmé avoir discuté avec lui d’énergie, des moyens d’encourager les investissements espagnols en Algérie, d’immigration illégale mais aussi du Sahara marocain.
C’est ce vaste territoire désertique riche en phosphates et aux eaux poissonneuses, colonie espagnole jusqu’en 1975, qui a été au coeur de la brouille entre Alger et Madrid.
En 2022, l’Espagne avait apporté son soutien au plan d’autonomie sur le Sahara marocain. Ce changement de cap avait mis fin à la position historique de neutralité de l’Espagne sur ce dossier.
Il avait provoqué la colère d’Alger qui avait décidé, en représailles, de suspendre un traité d’amitié conclu en 2002 avec Madrid et de limiter les transactions commerciales avec l’Espagne en gelant les opérations bancaires, une mesure aux lourdes conséquences économiques.
L’Algérie avait également rappelé son ambassadeur à Madrid.
Après ce coup de froid, les relations commerciales bilatérales avaient connu un dégel progressif à partir de 2025. La présidence algérienne avait annoncé en mars la réactivation du traité d’amitié.
