OpenAI s’apprête, elle aussi, à enfiler une blouse blanche, et pourrait bien damer le pion aux autres géants de la tech. L’acteur le plus puissant de l’IA grand public, avec ChatGPT, envisage un assistant médical personnel et un agrégateur de données de santé.
“ChatGPT est déjà le premier réflexe santé de millions d’utilisateurs”
OpenAI dispose d’un atout que Big Tech n’a jamais vraiment eu : un public captif. ChatGPT est déjà le premier réflexe santé de millions d’utilisateurs. Chaque seconde, des questions médicales affluent : comprendre une IRM, vérifier une posologie, évaluer une fatigue persistante, etc. La santé est, de fait, l’un des premiers usages réels des LLM.
Que se passerait-il si ChatGPT accédait demain à l’histoire médicale complète d’un patient ? Le défi n’est plus technique, mais organisationnel, éthique, réglementaire. Rassembler des données verrouillées, les standardiser, les sécuriser… Autant de chantiers que la tech promet de résoudre depuis vingt ans, sans jamais y parvenir.
OpenAI arrive par le haut, non pour remplacer les outils spécialisés (Corti, Hera-MI, Milvue, Spimed-AI, etc.), mais pour orchestrer le parcours complet du patient, de la première inquiétude à la décision éclairée. Le risque ? Écraser un écosystème encore fragile. La promesse ? Offrir enfin une médecine lisible, cohérente, actionnable.
Car c’est bien un basculement qui se joue : la médecine ne devient pas seulement augmentée, elle devient orchestrée. OpenAI a déjà procédé à des recrutements très stratégiques. Sera-t-elle à l’origine de la prochaine révolution healthtech ?
