Sami, 18 ans : de l'autodidaxie à un pitch IA devant Google

Par Zakaria Choukrallah

Ah les jeunes de cette génération, pas assez appliqués, toujours à chercher la facilité…”. Ces remarques sont un grand classique. Depuis toujours, les aînés portent un regard condescendant sur la jeunesse. Jusqu’à l’aveuglement.

Quand les manifestations de la GenZ ont éclaté, beaucoup d’aînés ne connaissaient pas Discord. Ils ont compris, un peu tard, que la conscience politique peut naître en dehors des sentiers qu’ils ont sillonnés.

Dans le sillage de cette prise de conscience, le cas de Sami, jeune “ould chaâb” de 18 ans reçu par Google pour présenter son outil IA, mérite qu’on s’y attarde. Sami n’a pas décroché les meilleures notes au bac. Il n’a pas fréquenté d’écoles huppées, ni bénéficié des contacts de papa et maman. Il a simplement suivi sa passion. Face à un système éducatif démissionnaire, il a choisi d’apprendre par lui-même : perfectionnant son anglais, s’appropriant les codes du pitch, naviguant dans des communautés digitales et la documentation open source. Très loin du ronron quotidien et du « bak sahbi ».

Au fond, son histoire n’a rien d’exceptionnel. Elle révèle surtout l’impact d’une intuition : le verrou à faire sauter est d’abord mental. C’est celui de la résignation qu’on nous enseigne presque. Il faut « rêver grand », dit-il.  Un conseil à ne pas brandir comme un slogan, mais à pratiquer tel un mantra.

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