[Contenu Telquel Impact Spécial Gitex]
Lancée en 2012, Fatourati s’est d’abord imposée comme le canal de référence pour le règlement des factures d’eau, d’électricité, de téléphonie et d’impôts au Maroc. Plus de 250 millions de transactions traitées et 220 milliards de dirhams collectés à fin 2025 : les volumes attestent de l’ancrage de la plateforme dans les usages.
Connectée à 32 banques et établissements de paiement, adossée à plus de 70 canaux digitaux et physiques, Fatourati irrigue l’ensemble du territoire. Mais jusqu’à récemment, l’accès restait réservé aux grands comptes capables de mener des projets d’intégration technique lourds, via API ou webservices.
Quand une plateforme se transforme en écosystème ouvert

Le virage s’est amorcé en septembre 2025 avec le lancement de Fatourati Collect. Le principe : une application web, activable en 48 heures, sans développement informatique. L’entreprise crée ses demandes de règlement, les transmet par e-mail, SMS ou QR code, et suit les encaissements en temps réel sur une plateforme disponible 24 heures sur 24. Le tout adossé au réseau Fatourati et ses 12 millions d’usagers e-banking et m-banking, ses 10 millions de détenteurs de comptes MarocPay, ses 30 000 points de proximité et 8 000 guichets automatiques.
« Avec Fatourati Collect, nous avons franchi une étape en simplifiant et en accélérant le recouvrement multicanal des créances. Cette solution plug and play, adossée à Fatourati, offre aux entreprises un outil inclusif et sécurisé qui optimise leur trésorerie et leur apporte plus de sérénité financière », souligne Rachid Saihi, directeur général du CMI.
Le bénéfice est concret : accélération du cash-flow, réduction des délais de règlement, élimination des risques liés aux espèces et aux chèques impayés. Les transactions, traçables et irrévocables, donnent aux directions financières une visibilité immédiate sur leurs encaissements. En automatisant les tâches répétitives, la solution libère les équipes pour des missions à plus forte valeur ajoutée.

Deuxième phase de développement : Fatourati Agrégateur. Cette brique ouvre la plateforme aux éditeurs de logiciels, fintechs et plateformes digitales. Concrètement, un éditeur de solution de facturation peut désormais intégrer nativement les fonctionnalités de génération de références Fatourati, de QR codes et de suivi des règlements dans son propre logiciel, sans intervenir dans la gestion des fonds et dans le respect du cadre réglementaire. Le système de facturation devient ainsi un outil complet couvrant l’ensemble du cycle, de l’émission de la facture au suivi du paiement.
« Cette ouverture permet d’intégrer les services de règlement au cœur des outils digitaux des entreprises, de simplifier les parcours de paiement et d’offrir aux éditeurs un levier pour enrichir leurs solutions avec des fonctionnalités de règlement multicanal », déclare Rachid Saihi.
Avec Fatourati Agrégateur, le CMI élargit de facto son périmètre. La plateforme ne s’adresse plus seulement aux facturiers qui intègrent directement ses API. Elle touche désormais l’ensemble des entreprises clientes des éditeurs et fintechs partenaires, y compris les PME et TPE.
Le QR code, dernier kilomètre du paiement

Troisième et dernière annonce, dévoilée à Gitex Africa en avril 2026 : Fatourati QR. Le CMI intègre le QR code directement dans la chaîne de règlement. Un simple scan d’un QR code imprimé sur une facture papier, intégré dans un e-mail, un PDF ou un parcours web, permet d’accéder instantanément aux informations de la créance : référence Fatourati, identification du facturier, montant. Plus de saisie manuelle, plus de navigation dans les menus bancaires. Le règlement devient un geste.
Cette approche répond à une double logique. Côté usager, elle réduit les frictions et les erreurs de saisie. Côté facturier, elle améliore le rapprochement des opérations et accélère le recouvrement. Déjà disponible à travers plusieurs applications de mobile banking et wallets MarocPay, le QR code Fatourati s’inscrit dans un contexte de généralisation de la facture électronique au Maroc.
En articulant ces trois briques, le CMI dessine une stratégie cohérente. Fatourati Collect cible les entreprises qui veulent un accès immédiat et sans développement. Fatourati Agrégateur vise les éditeurs et fintechs qui souhaitent embarquer le règlement dans leurs solutions. Fatourati QR simplifie le dernier kilomètre, celui de l’usager face à sa facture. Trois portes d’entrée, un même réseau de 32 institutions financières, un même écosystème interopérable et mutualisé.
La trajectoire de Fatourati illustre un mouvement plus large. Au Maroc, la digitalisation des paiements s’accélère sous l’effet conjugué de la réglementation, de l’essor du mobile banking et de la montée en puissance des fintechs. Le CMI, en ouvrant sa plateforme, se positionne comme l’infrastructure transactionnelle de référence sur laquelle viennent se brancher les acteurs de l’écosystème, des banques aux startups, des administrations aux PME.
