Transport routier : les professionnels dénoncent le retard des aides et menacent d'une grève

Les professionnels du transport routier de marchandises haussent le ton face au retard du gouvernement dans le versement des aides destinées à compenser la hausse des prix des carburants.

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Selon nos confrères d’Al3Omk, réunis au sein de la Coordination des syndicats nationaux du secteur, ils dénoncent le blocage de trois tranches de soutien financier et mettent en garde contre les risques de faillite des petites et moyennes entreprises, tout en évoquant la possibilité d’une grève nationale.

La coordination, qui regroupe quatre syndicats affiliés à la CDT, à l’UGTM, à l’UMT et à l’UNTM, affirme avoir constaté le « retard injustifié » du gouvernement dans l’annonce des aides correspondant au mois de juin ainsi que de la première tranche de juillet 2026. Elle rappelle que le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, s’était engagé à poursuivre ce dispositif tant que le prix des carburants demeurerait supérieur à 12 dirhams le litre. Les syndicats accusent également l’Exécutif de « favoriser les lobbies des carburants ».

Selon les représentants du secteur, la poursuite de la hausse du prix du gazole fragilise davantage les transporteurs et alimente, par ricochet, l’augmentation des prix des produits de première nécessité, qui connaissent eux aussi une hausse « sans précédent ».

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La coordination avertit que ce « retard et ce silence » du gouvernement pourraient avoir des conséquences économiques et sociales « graves », en plaçant de nombreuses petites et moyennes entreprises de transport au bord d’un arrêt forcé de leurs activités.

Les syndicats réitèrent par ailleurs leur revendication d’un « gazole professionnel », présenté comme une solution durable pour protéger le secteur des fluctuations des cours internationaux, en remplacement des aides exceptionnelles. Ils appellent le gouvernement à débloquer sans délai les trois tranches de soutien en attente et préviennent qu’ils sont prêts à recourir à « toutes les formes de protestation prévues par la loi, y compris une grève nationale ».