Créances en souffrance : 102 milliards de dirhams, et un marché qui attend

Un marché secondaire pour vendre les créances douteuses, une loi encore au Secrétariat général du gouvernement, un calendrier prudentiel qui presse. Bank Al-Maghrib avance sur l’un des chantiers les plus attendus du secteur bancaire. Décryptage.

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102,3 milliards de dirhams. C’est le stock de créances en souffrance logé dans les bilans des banques marocaines à fin 2025, en hausse de 5% sur un an. Le taux de provisionnement, la part de cet encours déjà couverte par des provisions pour absorber une perte probable, recule légèrement, de 69% à 68%. Ce stock immobilise du capital que les banques, dont le métier est de prêter et non de faire du recouvrement contentieux, peinent à recouvrer elles-mêmes.

C’est pour désengorger ce stock que Bank Al-Maghrib pousse, depuis plusieurs années, la création d’un marché secondaire permettant aux banques de céder ces créances à des investisseurs spécialisés. Un projet de loi, le texte n°02-26, a été transmis au Secrétariat général du gouvernement après une consultation publique lancée fin février. Mais la loi ne suffira pas à elle seule, a prévenu Nabil Badr lors de la présentation du rapport annuel, le 21 juillet. « La création d’un marché secondaire ne dépend pas uniquement de cette loi. Elle nécessite plusieurs prérequis sur lesquels nous avons travaillé en parallèle », a expliqué le directeur de la Supervision bancaire à Bank Al-Maghrib.

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