Le rappeur Hamza Raid condamné à de la prison après les protestations de la GenZ212

Le tribunal de première instance de Casablanca a condamné, ce vendredi, le rappeur connu sous le nom de scène “Raid” à un mois de prison avec sursis et à une amende de 2.000 dirhams.

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Le tribunal de première instance de Casablanca a condamné, ce vendredi, le rappeur “Raid” à un mois de prison avec sursis et à une amende de 2.000 dirhams.

L’artiste, également joueur de l’équipe nationale de rugby, était poursuivi pour “participation à un attroupement non armé sans autorisation” et “incitation à commettre des crimes et délits par voie électronique”, dans le cadre des protestations de la “Génération Z” (Gen Z).

Deux arrestations en moins d’une semaine

Le rappeur avait été arrêté une première fois le 27 septembre lors des manifestations, avant d’être libéré puis de nouveau interpellé le 29 septembre devant un café de Derb Sultan. Cette seconde arrestation, dont les chefs d’accusation n’avaient pas été communiqués, avait déclenché une campagne de soutien en ligne sous le hashtag #FreeRaid.

Le 1er octobre, le parquet du tribunal de Première instance de Casablanca avait décidé de le poursuivre sans placement en détention, après sa mise en garde à vue les 29 et 30 septembre dans le cadre de l’enquête préliminaire.

“Je ne pouvais pas rester chez moi comme si de rien n’était. En tant qu’artiste, je crois dans la force des mots, mais parfois les mots doivent aussi sortir dans la rue”

Hamza Raïd, rappeur

Entre ses deux interpellations, Hamza Raid s’était confié à TelQuel. “Je ne pouvais pas rester chez moi comme si de rien n’était. En tant qu’artiste, je crois dans la force des mots, mais parfois les mots doivent aussi sortir dans la rue”, avait-il déclaré.

L’artiste, qui avait exprimé son soutien aux manifestations pacifiques du mouvement, décrivait une jeunesse découvrant la rue comme espace d’expression face aux revendications pour la santé et l’éducation.

Il dénonçait aussi un “Maroc à deux vitesses” où l’accès aux services de base reste profondément inégalitaire : “Les enfants du roi et les enfants d’un citoyen ordinaire devraient pouvoir fréquenter la même école et se soigner dans le même hôpital.”

Pour lui, les manifestations étaient un prolongement des critiques formulées depuis longtemps par les rappeurs et les ultras : “C’est comme si ces chants avaient quitté les tribunes et le digital pour se concrétiser dans l’espace public.”

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