Artiste contestataire et figure de la scène rap marocaine, Hamza Raid vit des jours particulièrement tendus. Intercepté une première fois samedi dernier lors des manifestations de la GenZ212, il avait rapidement été relâché.
Mais le lundi 29 septembre, à 20h15, il a de nouveau été arrêté, cette fois devant un café du quartier Derb Sultan, par des policiers en civil qui l’ont interpellé en l’appelant par son nom avant de le conduire au poste. Une deuxième arrestation en moins de 72 heures, perçue par ses proches comme un ciblage sans base légale. Il doit comparaître demain, mercredi, devant le procureur au tribunal d’Aïn Sbaa.
Depuis, une campagne de soutien s’est déclenchée en ligne sous le mot d’ordre #FreeRaid, réclamant sa libération immédiate et dénonçant un acte jugé arbitraire. À l’heure actuelle, les chefs d’accusation n’ont toujours pas été communiqués.
C’est dans ce climat de tension que TelQuel a pu interviewer Hamza Raid, peu de temps avant sa seconde interpellation. Dans cet entretien, il revient sur son engagement, l’ambiance des manifestations et sa lecture de la situation du pays.
