Dans une publication sur Facebook publiée ce jeudi, Mustapha Ramid, ancien ministre de la Justice et ancien ministre d’État chargé des droits de l’Homme, a affirmé que ce qui se déroule dans la rue n’est plus uniquement lié à des revendications légitimes ou à l’exercice du droit constitutionnel de manifester, mais qu’il revêt désormais une gravité exceptionnelle, portant atteinte au droit à la vie et causant des destructions de biens publics et privés.
Ramid a expliqué que des bandes criminelles se sont infiltrées dans l’espace de contestation et se sont mêlées à ceux qui avaient de bonnes intentions et des aspirations légitimes. Cela a, selon lui, corrompu le mouvement de protestation et l’a marqué du sceau de la violence et de la criminalité, à travers des attaques contre les biens publics et privés et des dégâts ayant malheureusement conduit à des morts ainsi qu’à des centaines de blessés et de mutilés.
Il a souligné que ces actes criminels éclipsent déjà — et continueront d’éclipser — tout ce qui est noble et légitime dans ces mobilisations.
Selon lui, la seule issue possible est que les initiateurs du mouvement GenZ212 aient le courage et la capacité de maîtriser ces dérives, quitte à suspendre les manifestations. Ramid a averti que la poursuite de ce chemin ne mènerait qu’à l’inconnu, avec de nouvelles pertes en vies humaines et en biens, et des dégâts d’ampleur nationale impossibles à réparer.
