Lors d’un colloque organisé par l’Académie du Royaume du Maroc le mercredi 5 juillet, Ahmed Abbadi a déploré ce qu’il appelle le “récit religieux”, qui se cantonne à faire la part entre “ce qui est permis et ce qui ne l’est pas, ce qui doit l’être et ce qui ne doit pas l’être, ce qui est conforme aux principes et ce qui les les contredit”.
Pour le savant marocain, il faudrait faire preuve de pédagogie et “donner la priorité à la miséricorde qui accompagne les messages célestes au lieu de menacer les gens de tourments éternels”, d’autant plus que la religion dans sa finalité est “une source de quiétude et de paix de l’âme”.
Il a par ailleurs critiqué les prédicateurs qui profitent des réseaux sociaux pour paraître dans “dans un état second” et qui véhiculent des “tendances étranges” visant à impacter les attitudes des internautes.
Dans ce sens, il a révélé les résultats d’une étude de l’Université Al Akhawayn d’Ifrane, sur la durée de la formation des nouvelles tendances sur les réseaux sociaux. Selon cette étude, une tendance (trend) n’a besoin que d’une période de 2 à 3 semaines pour s’installer alors qu’auparavant, elle nécessitait entre 6 mois et 3 ans.
