Smyet bak ?
Ahmed.
Smyet mok ?
Mama.
Nimirou d’la carte ?
J’en ai une, mais je ne connais pas le numéro par cœur.
Il y a chez Najat Vallaud-Belkacem quelque chose qui tient à la fois de la trajectoire romanesque et de l'équilibriste accomplie. Fille d'un ouvrier du Rif, Sciences Po, ministre de la République et première femme à diriger l'Éducation nationale française…Le destin, l’enfant de… pic.twitter.com/S3f32iQp2H
— TelQuel (@TelQuelOfficiel) June 15, 2026
Votre double identité franco-marocaine vous a causé bien des tracas dans votre engagement politique. Laquelle a fini par gagner ?
Je revendique un mélange, un métissage absolu. On est tout ce qui nous compose, c’est-à-dire une succession d’expériences. La mienne, c’est d’être née au Maroc et de vivre en France. Je suis donc les deux à la fois.
À travers vos multiples engagements, vous avez servi la France, mais ne s’est-elle pas également servie de vous, son “quota diversité” ?
“Je me définis d’abord par mon engagement plutôt que comme quelqu’un qu’on aurait mis au service d’un agenda”
Ce n’est pas du tout comme ça que je le vis. Je n’ai pas l’impression d’avoir été le jouet d’une quelconque machination. J’ai toujours eu le sentiment d’exercer mon libre arbitre, de faire mes choix de façon consciente et volontaire. Je me définis d’abord par mon engagement plutôt que comme quelqu’un qu’on aurait mis au service d’un agenda. Certes, il est arrivé qu’on me nomme ministre. Mais on n’est pas venu me chercher dans un endroit où je n’aurais fait preuve d’aucun engagement, d’aucune volonté de contribuer à l’intérêt général. À la base, c’est toujours moi qui déclenche les choses.
