Smyet bak ?
El Hachmi, Allah yarhmou.
Smyet mok ?
Fettouma.
Nimirou d’la carte ?
GM… comme Ouazzane.
35 ans de journalisme sportif… À ce stade, est-ce qu’on a encore un regard neuf sur le foot marocain ?
Au risque de vous étonner, et avant même de parler du football marocain, j’arrive toujours à avoir un regard neuf sur mon métier. C’est comme si je débutais. Je donne beaucoup d’importance à la qualité du travail et je suis toujours stressé avant une émission. J’en ai besoin pour donner le maximum. C’est ce qui me permet de garder un regard neuf sur le foot. Et puis, un match ne ressemble jamais à un autre. Il y a donc un regard nouveau à porter chaque jour et une passion qui se renouvelle avec.
En 2022, vous quittez Médi1 pour MBC5. Vous êtes passé d’une radio nationale à un géant privé saoudien. Qu’est-ce qui a changé, concrètement, entre les deux ?
Cette transition, c’était avant tout de la continuité. Et puis, j’avais envie de toucher autre chose et de me mesurer à un grand groupe de télévision, le plus grand de la zone MENA. J’avais aussi la possibilité de rejoindre le groupe beIN Sports, mais j’ai choisi MBC5 pour continuer à servir avant tout le public marocain. Pour moi, c’est une chaîne marocaine à 100%, et des émissions comme Dream Team, ainsi que les rendez-vous quotidiens autour du Mondial en ce moment, sont des émissions 100% marocaines qui s’adressent d’abord au public marocain.
Parlons actu. Ouahbi a récupéré une équipe qu’il n’a pas construite, à trois mois du Mondial, et il l’emmène en quart de finale (contre la France le 9 juillet, ndlr). Cette performance, c’est le talent de Ouahbi ou l’héritage de Regragui ?
“Aujourd’hui, ce que Ouahbi est en train de faire, c’est une véritable masterclass”
C’est plutôt le changement dans la continuité. C’est très facile aujourd’hui de dénigrer tout ce qu’a fait Walid, mais ce n’est pas juste. Grâce à lui, on ne parle plus uniquement de foot, on parle du Maroc qui gagne. Et en 2022, Walid est lui aussi arrivé trois mois avant la Coupe du Monde et ça a marché. Il a fait un travail exceptionnel, bâti un groupe et donné de l’aura et de la réussite à cette sélection. C’est un cycle, une base sur laquelle travaille aujourd’hui son successeur, qui a changé beaucoup de choses. Aujourd’hui, ce que Ouahbi est en train de faire, c’est une véritable masterclass.
