Vous connaissez la FOMO (Fear Of Missing Out, la peur de passer à côté de quelque chose). Mais avez-vous entendu parler de la FOBO, pour Fear Of Becoming Obsolete, ou la peur de devenir obsolète ?
À l’image de nos gadgets à durée de vie limitée, notre obsolescence en tant que “machines de production” en chair et en os serait déjà écrite. C’est, du moins, la dernière “anxiété à la mode”, dans un monde toujours plus inquiet et méfiant face à la technologie. Car nous ne sommes plus seulement victimes de notre horloge biologique : un autre compteur, plus sournois, grignote notre espérance de vie professionnelle.
« L’IA pourrait finir par coûter plus cher qu’un humain. On n’est peut-être pas encore bons pour la casse. »
Selon une étude du cabinet KPMG, la peur de perdre son emploi à cause de l’IA touche 52% des travailleurs américains, un ratio qui a quasiment doublé en un an. En face, les directeurs financiers sont partagés : d’après le think tank Economist Impact, 42% voient dans la réduction des effectifs un moyen de financer l’IA, tandis que 43% la désapprouvent et y voient une solution court-termiste.
Des chiffres qui soulignent une réalité bien plus complexe que l’idée d’un simple remplacement par les machines. Car au gré des prix des tokens, il se pourrait même que, dans certains cas, l’IA finisse par coûter plus cher qu’un humain. On n’est peut-être pas encore bons pour la casse après tout.
