Lorsque l’on évoque la souveraineté, le militaire et la défense sont les premiers mots qui viennent à l’esprit. Depuis la nuit des temps et la constitution des premiers États, protéger le territoire et le sécuriser, de manière à lever l’impôt sans être obligé à s’acquitter d’un tribut à une autre nation, signifiait être un État souverain. Aujourd’hui, le concept a évolué, avec l’évolution des relations entre États où les liens de dépendance atteignent aussi le domaine de la défense.
Le socle militaire : une souveraineté pleine

Pour parler de souveraineté nationale en termes de défense, il faut d’abord segmenter le domaine entre capacités opérationnelles, base industrielle et technologique (BITD), et maîtrise des systèmes. Pour ce qui est des capacités de défense et de sécurisation du territoire, le Maroc répond entièrement au principe de base de souveraineté en la matière. Le pays ne dépend pas de forces armées ou de forces de l’ordre étrangères pour assurer sa défense et sa sécurité intérieure.
“Les FAR assurent la couverture et la défense de l’ensemble du territoire national, sur les trois domaines (terre, air et mer) avec leurs propres ressources humaines et leurs propres moyens, armements et équipements”
“Le Maroc remplit pleinement cette condition. Les FAR assurent la couverture et la défense de l’ensemble du territoire national, sur les trois domaines (terre, air et mer) avec leurs propres ressources humaines et leurs propres moyens, armements et équipements. La Gendarmerie Royale, la DGSN et les Forces Auxiliaires assurent quant à elles la surveillance, l’ordre et la sécurité intérieure des villes, des provinces, des axes routiers et de l’ensemble du littoral du Royaume avec du personnel d’un niveau de compétence et de professionnalisme de haut niveau”, rappelle Nizar Derdabi, analyste défense et sécurité et ancien officier supérieur de la Gendarmerie Royale.
