Ryanair, GPC dans la région Fès-Meknès, Risma prend la gestion de ses hôtels : les 3 infos business à retenir

DR

Ce qui se négocie → Un atelier moteurs de Ryanair au Maroc ?

Le patron de de Ryanair, Michael O’Leary, a confirmé à Vienne que le Maroc figurait parmi les six pays en lice pour accueillir l’un des deux futurs centres de maintenance moteurs de la compagnie. L’enveloppe totale pour les deux sites atteint 800 millions de dollars, et la décision est attendue dans les prochains mois. Les cinq autres candidats sont l’Espagne, l’Italie, la Pologne, les États baltes et l’Irlande du Nord. Ce projet marque un tournant pour la compagnie irlandaise, qui internalise pour la première fois sa maintenance moteurs après trente ans de sous-traitance. La raison est économique : le coût de révision d’un moteur est estimé à 11 millions de dollars, dans un marché où les prestataires ne couvrent que la moitié de la demande mondiale. Les futurs sites sont censés être opérationnels à partir de 2029. Le Maroc séduit par sa main-d’œuvre qualifiée et son écosystème industriel en progression rapide. Mais l’Espagne part avec un avantage logistique. À suivre. 

Ce qui se conditionne → GPC s’installe au plus près des vergers 

200 millions de dirhams, une usine au cœur des vergers de la région Fès-Meknès : GPC construit à Agropolis une unité dédiée aux filières agrumes et aux fruits à pépins et à noyaux, avec une mise en service prévue fin 2026. L’idée est simple : produire au plus près pour livrer plus vite. Le groupe en profite pour lancer une nouvelle gamme d’emballages agricoles à l’export, avec des solutions dédiées aux agrumes, fruits rouges, avocats et poivrons. Ces produits s’appuient sur une technologie d’impression digitale présentée comme unique en Afrique, permettant une personnalisation avancée pour les acheteurs étrangers. Accéder aux grandes surfaces européennes impose désormais des standards environnementaux stricts sur l’emballage. En répondant à ces exigences, GPC se positionne sur un maillon souvent négligé de la chaîne export marocaine. Avec 35% de parts de marché dans l’agriculture, le groupe pèse lourd dans la compétitivité des filières à l’international.

Ce qui reprend la main → Risma gère désormais ses hôtels

Le Sofitel Marrakech, l’un des établissements phares du portefeuille de Risma.

Depuis avril 2026, Risma n’est plus seulement propriétaire de ses établissements, le groupe les gère aussi directement, après avoir signé un contrat-cadre de franchise avec Accor portant sur 21 hôtels. Accor conserve ses marques et ses systèmes de distribution, mais c’est Risma qui tient les rênes opérationnelles. Ce basculement intervient sur fond de résultats solides. Au premier trimestre 2026, le chiffre d’affaires atteint 398 millions de dirhams, en hausse de 20%, avec un taux d’occupation qui grimpe de 52 à 60%. Une augmentation de capital de 500 millions de dirhams a par ailleurs permis de ramener la dette nette de 1,97 milliard à 1,44 milliard de dirhams, après l’acquisition de CMG fin 2025. Le vrai enjeu est ailleurs : en internalisant la gestion, Risma récupère les marges jusqu’ici captées par l’opérateur. C’est le pari du propriétaire qui devient exploitant, avec à la clé un meilleur contrôle des coûts et des marges.


à lire aussi