Ouvrira, ouvrira pas. Depuis plusieurs semaines, le détroit d’Ormuz s’ouvre et se referme au gré des humeurs de Téhéran et des ultimatums de Washington. Le 17 avril, l’Iran annonce la réouverture. Le 18, il l’annule. Les marchés s’emballent, puis rechutent. Et Royal Air Maroc, comme toutes les compagnies du monde, compte ses litres de kérosène.
Depuis le début du conflit, le carburant aviation a bondi de plus de 130 %. En Europe, la tonne qui s’échangeait autour de 830 dollars fin février dépasse désormais 1700 dollars. Six semaines ont suffi pour faire doubler les prix — du jamais vu dans l’histoire de l’aviation commerciale.
Dans l’aérien, le kérosène n’est pas un poste de dépense comme les autres. Il représente structurellement près de 30 % des coûts d’exploitation d’une compagnie. Quand son prix double, le modèle économique entier tremble. “La situation a eu un impact considérable sur les coûts d’exploitation, notamment en raison de la hausse importante des prix du pétrole”, indique à TelQuel une source proche de RAM. Avec aucune visibilité sur la sortie de crise.
