On franchit un nouveau cap. L’acteur américain Matthew McConaughey a officiellement déposé son image et sa voix en tant que marques. Une première. En se “copyrightant” de la sorte, il ne se contente pas de protéger un droit moral, il érige son identité publique en actif juridique. “Mon équipe et moi voulons nous assurer que, si ma voix ou mon image sont utilisées, c’est parce que j’ai approuvé et validé cet usage. Nous voulons définir un périmètre clair autour de la propriété, avec le consentement et l’attribution comme norme dans un monde d’IA”, a ainsi déclaré l’acteur.
Désormais, sa voix, ses traits, et même ses répliques emblématiques relèvent du droit des marques, au même titre qu’un logo ou un slogan commercial. Conséquence directe : utiliser l’image de Matthew McConaughey dans un deepfake -comme ceux qui pullulent massivement sur X ces derniers temps – ne relève plus seulement de l’atteinte à la personne ou du droit à l’image, mais de la contrefaçon. Autrement dit, d’un préjudice infligé à une marque. Ce basculement est loin d’être anecdotique. Il marque le passage d’une protection individuelle (souvent floue et difficile à faire respecter à l’ère des IA génératives) à une logique industrielle, claire, opposable et monétisable. Malin. Mais quid du commun des mortels ?
