Six risques majeurs que fait peser l’IA sur la démocratie, avec l'ouvrage “Cyberpunk” d'Asma Mhalla

Dans Cyberpunk, le nouveau système totalitaire, la politologue Asma Mhalla décrit un basculement silencieux : l’IA n’est plus un simple outil technique, mais la nouvelle architecture du pouvoir mondial. Une lecture qui fait froid dans le dos et dévoile le glissement vers un nouveau régime. 

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Dans Cyberpunk, le nouveau système totalitaire, la politologue Asma Mhalla décrit un basculement silencieux : l’IA n’est plus un simple outil technique, mais la nouvelle architecture du pouvoir mondial. Une lecture qui fait froid dans le dos et dévoile le glissement vers un nouveau régime.  Crédit: DR

Le futur est déjà là”, écrit l’essayiste et politologue franco-tunisienne Asma Mhalla. L’alliance chaotique de Donald Trump et d’Elon Musk a fait surgir une créature technopolitique à deux têtes. “L’une orchestre le show” tandis que l’autre “code le système.” Autour d’eux, gourous de la Silicon Valley et idéologues néo-réactionnaires installent un “fascisme-simulacre”, prélude à un nouveau régime hybride où l’État s’efface… pour mieux tout contrôler.

Ce n’est pas de la science-fiction. “La dystopie cyberpunk n’est plus une fiction, c’est notre réalité” assure la chercheure qui cartographie dans son essai l’empire cognitif qui façonne nos perceptions, privatise les infrastructures vitales et reprogramme les conditions mêmes de la liberté. Au cœur de ce bouleversement : l’intelligence artificielle, devenue moteur, arme et langage d’un pouvoir techno-totalitaire.

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