Africa EV Mobility : le Maroc branche le continent sur la mobilité du futur

Casablanca se branche sur l’avenir : la capitale économique accueille l’Africa EV Mobility Expo, premier salon panafricain dédié à la voiture électrique. Une démonstration d’ambition pour un Maroc qui veut conduire la révolution verte.

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Casablanca s’apprête à devenir, du 19 au 22 novembre 2025, la capitale africaine de la mobilité durable. Pour la première fois, le Maroc accueille l’Africa EV Mobility Expo, grand-messe panafricaine consacrée à la voiture électrique, à ses technologies et à son écosystème industriel.

Un événement organisé par l’Association marocaine pour l’industrie et la construction automobile (AMICA) en partenariat avec MIE Events, spécialiste international des salons professionnels, qui ambitionne d’installer durablement le Royaume sur la carte mondiale de la transition automobile.

Un salon vitrine, mais pas que

Derrière la vitrine technologique, l’événement jouera aussi un rôle politique et symbolique : celui d’un pays africain qui ne se contente plus d’assembler, mais veut penser et produire la mobilité de demain.

Pendant quatre jours, Anfa Park accueillera constructeurs, équipementiers, startups, investisseurs et décideurs publics venus d’Afrique, d’Europe et d’Asie. Objectif : connecter les acteurs du continent autour des nouveaux standards de la mobilité verte — batteries, infrastructures, véhicules, financement et recyclage.

Pour Mohamed Ouzif, vice-président de l’AMICA, l’Africa EV Mobility Expo illustre la volonté du Maroc d’accompagner les mutations profondes que connaît l’industrie automobile mondiale, en particulier dans le domaine de la mobilité électrique et durable. Une manière de rappeler que le Maroc, premier producteur automobile d’Afrique, ne veut pas rater le virage de l’électrique.

Un hub africain sous tension industrielle

Si la mobilité électrique devient un axe prioritaire, c’est parce qu’elle concentre désormais les nouveaux rapports de force économiques. La fabrication de batteries, la maîtrise des métaux critiques et le contrôle des chaînes d’approvisionnement s’imposent comme les nouveaux terrains stratégiques du XXIᵉ siècle.

Pour David Wang, dirigeant du groupe chinois MIE Events, partenaire de l’événement, « le Maroc figure parmi les pays qui connaissent la plus forte dynamique d’investissements chinois, grâce à un partenariat historique entre le Royaume et la Chine ».

Dans cette course, le Royaume occupe une position singulière : ancrée en Afrique, connectée à l’Europe et ouverte à l’Asie. La place casablancaise devient ainsi un passage obligé pour les industriels de la mobilité verte.

Le salon, lui, veut traduire cette ambition dans les faits. Un espace sera dédié aux PME et startups marocaines, avec des stands subventionnés pour encourager leur participation et leurs échanges avec les investisseurs étrangers.
L’objectif est clair : faire émerger un écosystème local capable de dialoguer d’égal à égal avec les grands acteurs internationaux. Pour nombre de jeunes pousses marocaines, cette exposition constituera une première vitrine à l’échelle continentale.

Au-delà des expositions, l’événement proposera également une série de conférences, panels et démonstrations autour des thématiques clés de la transition. Une manière de conjuguer vitrine industrielle et espace de réflexion, dans un pays qui entend bien s’imposer comme le moteur africain de la mobilité de demain.