Dans une lettre ouverte adressée à l’opérateur de télécommunications français Orange le 2 juillet, le syndicat CGT FAPT (Fédération des salariés du secteur des activités postales et de télécommunications) dénonce les licenciements de trois salariées marocaines du centre d’appels Teleperformance à Mohammedia, syndiquées à l’Union marocaine du travail (UMT).
Dans cette correspondance envoyée depuis Montreuil, en région parisienne, Rachel Beauséjour, membre du bureau fédéral CGT FAPT, s’adresse directement à Vincent Lecerf, directeur exécutif chargé des ressources humaines du groupe, et Anne Lelong-Nakhlé, directrice relations sociales internationales d’Orange.
Le syndicat interpelle Orange en sa “qualité de donneur d’ordre”, et pointe du doigt “(sa) responsabilité en tant que tel”, au nom du “respect des droits fondamentaux qui s’appliquent à (Orange et ses) entreprises partenaires sur la chaîne de valeur. Et ce, dans le cadre de la loi sur le devoir de vigilance”.
Des licenciements abusifs ?
La lettre rappelle que la société Teleperformance (anciennement Majorel) reproche aux trois employées “le fait d’avoir accédé à un plateau de production le 18 février 2025 dans lequel travaillent plus de 250 salariés pour le compte d’Orange France, client donneur d’ordre”.
