À fond la gomme : Fabrice Reymond, l’as du pneumatique

Le directeur général exécutif de Pneurama Pirelli Maroc a transformé sa passion pour l’automobile en une carrière. Intégrant Michelin en France à la fin des années 1990, presque par hasard, Fabrice Reymond découvre l’univers du pneumatique, à la fois stratégique, complexe et méconnu.

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Pour Fabrice Reymond, l’automobile est avant tout une affaire de cœur. « Dans les années 1980, comme beaucoup d’enfants, j’étais fasciné par les voitures. Je suivais les rallyes, la Formule 1, et je décortiquais les modèles dans les magazines spécialisés », se souvient-il. Cette passion s’est un peu atténuée avec le temps, jusqu’à son arrivée chez Michelin à la fin des années 1990. « J’ai découvert le monde du pneumatique, et j’ai été progressivement « contaminé » par cet univers, notamment dans le segment poids lourd », confie-t-il. Aujourd’hui, il reste fasciné par le rôle clé du pneu dans la sécurité, le confort et la performance d’un véhicule, un élément souvent sous-estimé par le grand public. « C’est un produit technique, en constante évolution, au cœur de l’automobile. Ce paradoxe entre complexité et discrétion me passionne », souligne-t-il.

Le défi comme moteur de performance

Diplômé de l’ESCP Business School, Fabrice Reymond débute chez Michelin en 1997 comme responsable des grandes flottes en Rhône-Alpes. Il rejoint ensuite Bridgestone, où il devient chef d’agence à Saint-Étienne, apprenant l’importance du contact direct avec les utilisateurs et des enjeux opérationnels quotidiens. En 2004, il intègre le groupe GBH en Guadeloupe, où il dirige plusieurs sociétés d’importation et de distribution de pneus, notamment en Guadeloupe, à La Réunion et en Martinique. « En 2009, une parenthèse m’a conduit à diriger une entreprise de pièces automobiles pour le groupe, avant de revenir au pneumatique », précise-t-il. Depuis juillet 2017, il est directeur général exécutif de Pneurama au Maroc, une filiale du groupe GBH depuis 2016. « Ce marché, riche en défis et en opportunités, m’a appris à relever des challenges et continue de me forger dans ce métier exigeant », confie-t-il.

Allier rigueur et passion

Pour Fabrice Reymond, la performance repose sur trois piliers : le travail, la résilience et la culture. « Être dirigeant, c’est se mettre au service de ses équipes, de ses clients et de son entreprise avec un engagement total. La résilience est essentielle : les échecs font partie du parcours, mais ce qui compte, c’est de se relever et d’apprendre. Enfin, la culture est clé. Travailler dans des environnements variés comme la Guadeloupe, La Réunion ou le Maroc exige de s’adapter, de comprendre et de respecter les contextes locaux. Aimer l’endroit où l’on évolue rend légitime et utile », explique-t-il.
Cette rigueur managériale s’accompagne d’une passion intacte : « J’aime mon métier, mon groupe, et travailler avec les clients, les équipes et les partenaires. Malgré les erreurs et les remises en question, ce cadre reste épanouissant et stimulant. »