En lançant, en 2024, le premier crédit gratuit pour l’achat de véhicules d’occasion en partenariat avec Auto24, Eqdom a pris le marché de court. Grâce à cette innovation, la société dirigée par Aziz Dalaoui depuis 2023 a répondu à un besoin : « nous avons identifié une forte demande du marché pour des véhicules d’occasion fiables, accessibles et financés de manière transparente. Or, historiquement, ce segment souffrait d’un déficit de confiance et d’un accès limité au financement, notamment pour les primo-accédants ou les ménages modestes. Proposer un crédit gratuit permet de lever ces deux barrières : celle du coût du crédit et celle de la confiance. »
Banquier chevronné
Aziz Dalaoui connaît parfaitement son sujet lorsqu’il parle de crédit. Il évolue depuis près de trois décennies dans le secteur financier. « J’ai eu la chance de construire un parcours riche et diversifié au sein du groupe Société Générale, que j’ai intégré il y a maintenant 28 ans. J’ai commencé à la direction des projets et de l’organisation, où j’ai exercé plusieurs responsabilités, en tant que chef de projet. »
Sa première grande étape : une expatriation en Tunisie, où il a dirigé un projet stratégique : la migration du système d’information de la banque UIB, filiale du groupe, ainsi que sa transformation opérationnelle.
S’en est suivie une deuxième expatriation, à Paris cette fois, où il a exercé en tant que Senior Banker, tout en assumant des fonctions de responsable de l’animation commerciale.
De retour au Maroc, « j’ai évolué successivement comme directeur de Centre d’affaires, puis comme directeur associé des Grandes Entreprises. J’ai ensuite pris la direction de la région Sud en tant que directeur régional, puis délégué régional. »
Quant à son style de leadership, Aziz Dalaoui se définit comme « un entraîneur, pas un contrôleur. Je fixe un cadre clair, je donne les moyens, j’accompagne, mais je responsabilise. C’est dans cette alchimie entre autonomie et exigence que naissent les plus belles performances. »
Lucidité stratégique
Le poste de directeur général qu’il occupe aujourd’hui est, selon lui, la synthèse de « toutes les compétences développées au fil de mon parcours ».
Pour guider sa trajectoire, le diplômé de l’École Mohammadia d’Ingénieurs s’appuie sur trois qualités. D’abord, « la lucidité stratégique : très tôt, j’ai compris l’importance de prendre du recul, de regarder les choses avec objectivité, même quand elles sont inconfortables. » Ensuite, l’écoute, qui « n’est pas une posture molle, c’est une compétence stratégique». Enfin, la résilience : « cette capacité à tenir dans la durée, à rester concentré, à se relever vite et à embarquer les équipes. »
Ce qui le motive au quotidien ? « L’impact que je peux avoir sur les équipes que je dirige, sur les clients que nous finançons, et sur le secteur que nous contribuons à structurer. »
Il poursuit : « Chaque matin, je me lève avec la conviction que le rôle d’un dirigeant, ce n’est pas seulement de faire tourner une entreprise. C’est de créer de la valeur — économique, bien sûr — mais aussi humaine, sociale, et parfois même symbolique. Quand un client accède à la mobilité ou à tout autre projet personnel grâce à un financement bien conçu, quand un collaborateur progresse et prend confiance, quand une initiative que nous lançons fait évoluer le marché, alors je sais pourquoi je fais ce métier. »
