Cet article est un communiqué d’entreprise, il n’a pas été rédigé par les journalistes de TelQuel.
Le secteur industriel marocain, qui consomme 37% de l’énergie électrique du pays s’appuie massivement sur les moteurs électriques dans des secteurs clés tels que l’agroalimentaire, le textile, la chimie, ou encore la métallurgie. Les moteurs électriques consomment environ 70% de l’électricité du secteur de l’industrie.
Face à ce constat, le Ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable (MTEDD) et l’Agence Marocaine pour l’Efficacité Énergétique (AMEE), avec l’appui de la coopération allemande (GIZ Maroc), ont organisé un atelier de sensibilisation à Casablanca, destiné aux importateurs, distributeurs, fabricants et utilisateurs de moteurs électriques.
Objectif : 17% d’économie d’énergie d’ici 2030 dans le secteur de l’industrie
L’arrêté impose désormais des seuils de rendement énergétique minimum correspondant à la classe IE2 avec variateur de vitesse ou à la classe IE3. Cette exigence s’inscrit dans un objectif national clair : réduire de 17% la consommation énergétique du secteur industriel d’ici 2030, conformément à la Stratégie Nationale d’Efficacité Énergétique (SNEE).
Les experts de l’AMEE ont rappelé que cet arrêté a pour vocation de retirer du marché les équipements les plus inefficaces, dans une logique de rationalisation énergétique et de compétitivité durable. Cette mesure permettra également de réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur de l’industrie.
Une mesure réglementaire à fort impact économique
La facture énergétique nationale représente près de 15% du PIB, un niveau particulièrement élevé pour un pays importateur d’énergie. La mise en œuvre des MEPS pour les moteurs électriques s’inscrit donc dans un effort global de maîtrise des consommations et des coûts énergétiques.
Pour les industriels, l’impact est direct : l’investissement dans des moteurs plus efficients permettrait d’économiser entre 10 % et 20 % sur la consommation électrique annuelle, tout en réduisant les coûts d’entretien à long terme grâce à des technologies plus performantes.
Un atelier technique pour accompagner la transition
L’atelier a permis de détailler :
- Le cadre réglementaire marocain et son articulation avec les normes internationales (IEC 60034-30-1),
- Les niveaux de rendement minimum exigés,
- Les modalités de vérification de conformité,
- Les impacts économiques et environnementaux attendus à moyen terme.
Les participants – représentants du MTEDD, et de l’AMEE, ainsi que les professionnels du secteur privé – ont échangé autour de cas concrets, de retours d’expérience et de solutions pratiques pour adapter les chaînes d’approvisionnement et anticiper les futures évolutions normatives et réglementaire.
Un signal fort pour la souveraineté énergétique
Cette réforme s’inscrit pleinement dans la trajectoire ambitieuse du Maroc en matière d’énergie. À travers l’adoption des MEPS, le Royaume affirme sa volonté de bâtir une économie industrielle décarbonée, résiliente et compétitive. Ce tournant réglementaire s’ajoute à d’autres leviers structurants tels que la généralisation des audits énergétiques obligatoires dans les grandes entreprises et le soutien à l’innovation technologique via des mécanismes incitatifs.
En harmonisant son cadre réglementaire avec les standards internationaux, le Maroc fait le choix d’un avenir énergétique plus sûr, plus sobre et plus intelligent. Pour les industriels, l’enjeu est désormais clair : transformer la contrainte réglementaire en avantage concurrentiel durable.
