Passer de l’observation à l’accélération

Par Réda Dalil

Peut-être ne s’agit-il là que d’une torpeur estivale qui s’étire, mais un coup de mou soudain semble s’être encore une fois emparé de la chose politique. Peu de paroles pour expliquer et encore moins d’actes pour rassurer. La léthargie peut sans doute s’expliquer en partie par la nature même de la séquence que l’on vit. Deux des plus grands chantiers de l’histoire du royaume sont en cours de démarrage : la généralisation de la protection sociale et la réforme de l’enseignement. Un travail de fond est engagé dont les résultats ne seront visibles que sur les moyen et long termes. Entretemps, il semble que le présent ait été vidé de sa substance. Les Marocains sont donc priés de ronger leur frein en attendant de meilleurs lendemains. Malgré tout, quelque chose semble s’être spontanément mis en mouvement. Une dynamique de terrain. émergeant de la crise du Covid, le Maroc retrouve des couleurs. Il séduit de nouveaux les investisseurs nationaux et étrangers. En quelques mois, les zones industrielles de Bouznika et Lakhyayta ont été quasiment bookées jusqu’au dernier lot. À Tanger, le…

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