Abdessalam Aziz, secrétaire général de la Fédération de la gauche démocratique (FGD), a indiqué que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’annonce officielle de la création de « l’Alliance de la gauche », alliance politique entre la Fédération de la gauche démocratique et le Parti socialiste unifié.
Il a expliqué que le travail commun entre les deux formations s’est étendu sur la période allant de 2007 à 2021, précisant que ce « travail s’est déroulé dans un esprit unitaire et stratégique, dans la perspective de construire une gauche forte, active et influente, capable d’assumer ses missions historiques ». Il a souligné qu’il ne s’agit pas seulement d’une alliance électorale, « comme cela a été dit et se dit encore », mais d’une alliance politique, comportant certes un volet électoral essentiel, mais relevant avant tout d’un combat unitaire.
Aziz a également relevé que les politiques successives ont conduit le pays à des niveaux sans précédent, malgré les sacrifices consentis par différentes générations de militants démocrates, ajoutant que l’annonce de cette alliance procède d’une volonté, d’une détermination et d’une conscience de la nécessité d’assurer sa continuité.
De son côté, Jamal El Asri, secrétaire général du Parti socialiste unifié, a présenté la déclaration de presse relative à l’annonce de la création de « l’Alliance de la gauche », en tant qu’alliance politique stratégique entre les deux partis. Selon lui, celle-ci « vient répondre à la nécessité de faire face aux défis politiques, économiques, sociaux et des droits humains auxquels le pays est confronté, et qui menacent la souveraineté nationale tout en approfondissant les inégalités de classe, territoriales et régionales », selon les termes de la déclaration.
La même source a ajouté que « la conscience commune de la difficulté des conditions que traverse le peuple marocain impose la nécessité de construire un front populaire cohérent, capable de proposer de véritables alternatives exprimant les ambitions et les aspirations du peuple marocain à bâtir un Maroc de liberté, de dignité, de justice sociale, de démocratie et d’égalité effective ».
Selon la déclaration de presse, le pacte politique commun de « l’Alliance de la gauche » repose sur « le lien organique entre la bataille pour la souveraineté nationale et la transition démocratique ». L’alliance se fonde ainsi sur le principe de la défense de l’intégrité territoriale, considérant que la démocratie constitue le seul rempart pour consolider et enraciner cette souveraineté, ainsi que la voie incontournable pour renforcer le front intérieur et préserver la dignité des citoyennes et des citoyens.
Le pacte repose également sur la lutte commune et pacifique, ainsi que sur l’engagement dans les mouvements populaires en vue de provoquer un changement démocratique, à travers une réforme constitutionnelle et politique profonde garantissant la démocratie et rompant avec les dysfonctionnements politiques structurels du système.
La déclaration précise que cette réforme passe par « une véritable séparation des pouvoirs, fondant un régime de monarchie parlementaire qui confère le pouvoir aux élus, à travers l’octroi de pleines prérogatives aux pouvoirs législatif et exécutif, sur la base d’élections libres et transparentes garantissant la souveraineté populaire, avec la nécessité d’établir une justice indépendante ».
Parmi les fondements du pacte politique commun figurent également « la lutte contre la corruption, la rente et les conflits d’intérêts, l’instauration de l’État de droit, ainsi que le lien entre responsabilité et reddition des comptes ».
La déclaration de presse souligne également que cette alliance repose sur l’opposition à toutes les formes de normalisation, ainsi que sur la défense de la cause palestinienne et de toutes les causes justes de l’humanité à travers le monde.
Le texte prévoit enfin d’« institutionnaliser l’action unitaire et commune, à travers la mise en place de mécanismes de coordination organisationnels et institutionnels », ainsi que de défendre l’égalité effective, de lutter contre toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, et d’assurer une véritable autonomisation politique des énergies jeunes.
