Cannabis : comment faire du cultivateur et non de l’industriel le “Goliath” du nouveau business licite

Le plan d’action 2022 de la nouvelle Agence de réglementation des activités relatives au cannabis licite (ANRAC) prévoit à la fois de rassurer les cultivateurs et d’attirer les industriels. De sa bonne exécution dépendra le sort d’une stratégie de légalisation qui n’a pas le droit à l’erreur.

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L’objectif de l’État : que les cultivateurs obtiennent 12% du chiffre d’affaires généré par la filière légale (contre 4% dans la filière clandestine). A worker checks cannabis plants in a greenhouse of Crédit: PATRICIA DE MELO MOREIRA / AFP

Après une longue attente, l’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis (ANRAC) a tenu, le 2 juin, son premier conseil d’administration. L’organe de régulation a pour mission de mettre en musique la « stratégie de l’Etat dans le domaine de la culture, la production, la fabrication, la transformation, la commercialisation, l’exportation du cannabis et l’importation de ses produits à des fins médicales, pharmaceutiques et industrielles. » Pour l’instant, l’ANRAC ne dispose pas encore de direction générale. L’entité faisant partie des établissements publics stratégiques, son directeur ou sa directrice est nommé(e) par dahir, donc directement par le roi selon la loi organique n° 02-12. En attendant cette nomination, et la finalisation des textes d’application de la loi n°13-21 relative aux usages licites du cannabis, l’arsenal juridique compte pour l’instant deux décrets d’application et…

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