Le ministre a souligné la nécessité d’améliorer l’utilisation rationnelle de l’eau et de renforcer le rendement des canalisations, estimant qu’il est devenu indispensable de réduire le gaspillage de cette ressource vitale.
Il a également relevé que de nombreuses coupures d’eau sont liées à la dégradation des conduites, qui entraîne des pertes importantes et réduit les débits disponibles, particulièrement durant la période estivale.
Pour répondre aux besoins immédiats des populations rurales, 1.400 camions-citernes ont été mobilisés afin d’assurer l’approvisionnement en eau potable. Toutefois, Nizar Baraka a insisté sur la nécessité d’apporter une solution structurelle à cette problématique, précisant que celle-ci fait déjà l’objet d’une planification.
Le ministre a rappelé que le Roi a mis l’accent, dans son discours du Trône, sur le développement intégré en plaçant la question de l’eau au cœur des programmes de développement. Dans ce cadre, un plan de développement intégré local d’un montant de 210 milliards de dirhams a été élaboré, avec une place importante accordée aux projets liés à l’eau.
Baraka a également indiqué qu’un travail est mené par le ministère de l’Intérieur et les sociétés régionales multiservices afin d’identifier, douar par douar, les ressources disponibles et les besoins en eau, dans l’objectif de garantir un approvisionnement durable.
Ce programme, actuellement en phase de préparation et de programmation, vise à assurer une meilleure équité territoriale en matière d’accès à l’eau. Il s’inscrit dans une vision à l’horizon 2050 définissant les besoins, les ressources disponibles et les mécanismes de gestion nécessaires pour atteindre les objectifs de sécurité hydrique.
Concernant les perspectives, le ministre a affirmé que le dessalement de l’eau de mer devrait couvrir environ 60 % des besoins du Maroc en eau potable à l’horizon 2030. Cette évolution permettra de préserver les ressources actuellement mobilisées par les barrages pour l’alimentation des villes côtières et de les réorienter vers les régions de l’intérieur et le monde rural.
Nizar Baraka a par ailleurs rappelé que la première phase du projet d’interconnexion des bassins hydrauliques entre le Sebou et le Bouregreg a été achevée. La deuxième phase, dont le lancement est prévu en décembre prochain, reliera le système au bassin de l’Oum Er-Rbia, afin de sécuriser l’approvisionnement en eau potable et en eau d’irrigation dans plusieurs zones agricoles, notamment Doukkala, Tadla et Al Haouz.
Enfin, le ministre a indiqué que 200 stations mobiles de dessalement et de traitement des eaux ont été mises en place dans les zones rurales pour renforcer l’accès des populations à l’eau potable.
