Les populations de plusieurs quartiers de Fès, Meknès et El Hajeb, ainsi que de communes avoisinantes, font face depuis plus de quatre jours à des perturbations et interruptions continues de l’alimentation en eau. Ces difficultés sont dues à une panne ayant touché la conduite d’adduction reliant la station de traitement du barrage Idriss Ier, provoquant un arrêt forcé de la production au niveau de cette infrastructure stratégique.
Face à cette situation, de nombreux habitants, notamment dans les communes d’Ouled Tayeb et d’Aïn Kansra, ainsi que dans d’autres localités de la province d’El Hajeb, ont été contraints de se déplacer en dehors de leurs quartiers pour s’approvisionner en eau auprès de puits, ravivant le souvenir des années de sécheresse. Parallèlement, la colère s’est amplifiée sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes ont dénoncé la répétition de ces coupures.
Réagissant à ces critiques, l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) – Branche Eau – a expliqué que les perturbations résultent d’un important incident ayant affecté la conduite d’adduction en provenance de la station de traitement du barrage Idriss Ier. Selon l’Office, cet incident a été provoqué par un affaissement de terrain survenu à proximité de la route nationale reliant Fès à Taounate, entraînant l’arrêt obligatoire de la production au niveau de la station.
L’ONEE a précisé que les travaux de réparation ont été lancés immédiatement et ont nécessité le remplacement d’une importante section de la conduite endommagée par une conduite en acier de 1.600 mm de diamètre. L’achèvement des travaux était prévu pour la fin de la journée du dimanche 21 juin.
L’Office a également rappelé que l’alimentation en eau potable des villes de Fès et Meknès ne dépend pas uniquement de la station de traitement du barrage Idriss Ier. Elle est également assurée par les forages de la plaine du Saïss, la station de traitement des eaux de l’Oued Sebou, la station de traitement des eaux des sources de Bittit relevant de l’ONEE, ainsi que par les installations de production de la Société régionale multiservices Fès-Meknès.
De son côté, la Société régionale multiservices Fès-Meknès a indiqué dans un communiqué que la situation actuelle est « hors de son champ de compétence », estimant que sa responsabilité se limite à la distribution de l’eau et à la gestion des réseaux, tandis que l’origine de la crise relève d’une infrastructure de production dépendant de l’ONEE.
Elle a également annoncé la mise en place de mesures exceptionnelles de régulation de la distribution d’eau à des horaires déterminés dans les villes de Fès et de Meknès, en attendant un retour à la normale.
