La fissure est désormais publique. Les présidents de trois des quatre groupes de la majorité à la Chambre des représentants ont adressé des correspondances aux groupes de l’opposition pour les convier à une réunion de concertation autour d’une initiative explosive : la constitution d’une commission parlementaire d’enquête sur les différentes formes de soutien public à l’importation de bétail et sur le secteur de l’élevage dans son ensemble.
La missive porte la signature de trois figures : Ahmed Touizi pour le groupe Authenticité et Modernité (PAM), Allal Amraoui pour le groupe istiqlalien de l’unité et de l’égalitarisme, et Chaoui Belaassal pour le groupe constitutionnel, démocratique et social (UC). Les signataires y invitent l’opposition à se réunir pour délibérer et prendre les mesures nécessaires, au nom d’une démarche de contrôle constitutionnel destinée, selon leurs propres termes, à « éclairer l’opinion publique nationale » sur un sujet qui a nourri une vive controverse.
Un nom, pourtant, brille par son absence au bas de cette lettre : celui du Rassemblement national des indépendants (RNI). Le groupe du parti dirigé par le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch n’a pas pris part à l’initiative, signe d’une divergence ouverte au cœur même de la majorité.
