Guerre en Ukraine et pays-dommages collatéraux

Par Réda Dalil

La guerre s’enlise. C’est un fait. Ceux qui avaient espéré un dénouement rapide du conflit en sont pour leurs frais. Deux camps au sein même de l’Occident émergent. Celui des Anglo-saxons, Américains et Anglais, qui, maximalistes, souhaitent la défaite de Poutine, et continueront à fournir Kiev en matériel militaire et financements à cet effet. Et ceux, dont la France d’Emmanuel Macron, qui encouragent une sorte d’“apaisement”, quand bien même passerait-il par des concessions ukrainiennes importantes. La Russie, après un passage à vide, se rebiffe sur le théâtre des opérations. L’objectif de Poutine semble désormais d’annexer les oblasts de Donetsk et Luhansk. Aller plus à l’ouest de l’Ukraine s’avérant ardu, il peut, s’il fait tomber la province du Donbass, revendiquer une victoire auprès de son opinion publique. Mais les choses ne sont pas si simples. L’armée ukrainienne résiste. Selon Washington, le conflit peut encore durer “de nombreux mois”. Cet étalement de la guerre dans le temps impose de nouveaux arbitrages. Pour l’Europe, le cap paraît clair (bien que l’unanimité des membres de l’UE n’y soit pas) : il faut sortir de la…

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