Selon Al3omk, devant la Commission de l’enseignement à la Chambre des représentants, Berrada a rappelé que cette mesure, prise à la mi-mars, fait suite à une évaluation globale menée par les académies régionales. Les rapports d’inspection ont mis en évidence d’importants écarts dans la mise en œuvre des programmes, notamment dans les “Écoles de la nouvelle génération”, pilier de la réforme lancée par l’ex-ministre Chakib Benmoussa.
Le ministre a précisé que cette décision visait également à combler 11 postes vacants, certains étant gérés par intérim depuis un an. Une procédure de recrutement a été organisée sur la base du mérite, avec une ouverture nationale inédite. “Le concours a été ouvert à l’échelle nationale, et non plus limité à chaque académie, afin de choisir les profils les plus compétents”, a-t-il déclaré.
“Le public peut s’interroger sur ces changements. En réalité, nous comptions 85 directeurs provinciaux, dont 11 postes vacants avant toute mesure. Certains responsables occupaient leur fonction depuis plus de 10 ans, ce qui justifie une révision pour plus d’efficacité”, a souligné Berrada. Il a ajouté : “Les demandes de changement sont également venues de certaines académies, sur la base de leurs propres évaluations.”
Concernant la sélection, le ministre a indiqué que 600 candidats ont postulé pour 26 postes, incluant les postes nouvellement vacants. “Après l’étape de présélection, 200 candidats ont été retenus”, a-t-il précisé.
Berrada a insisté sur la transparence du processus : “Les commissions de sélection comprenaient un directeur de l’administration centrale, le directeur de l’académie concernée, ainsi qu’une troisième personnalité choisie par ce dernier, souvent un universitaire ou une figure reconnue pour sa compétence.”
Il a ajouté : “Parmi les 600 postulants, 20 directeurs ont été nommés à l’issue de la première phase. Pour 4 ou 5 postes, les profils ne nous ont pas entièrement convaincus. Nous avons donc relancé la procédure pour garantir les standards de qualité.”
Le ministre a conclu en insistant sur l’enjeu de cette réforme : “Nous voulons ancrer la culture de l’évaluation et de la responsabilité. Il faut que les responsables soient en lien direct avec les établissements pour diagnostiquer les problèmes et livrer les résultats attendus. Ces élèves sont nos enfants, ils ont droit à un enseignement public de qualité. Il est inacceptable que le citoyen se sente obligé d’inscrire ses enfants dans le privé par perte de confiance dans le public.”
