Ingénieure informaticienne (diplômée de l’Institut High Tech à Rabat), Nada Gharbi passe six mois comme développeuse avant de trancher : “Même si l’informatique était le métier de l’avenir, c’était un domaine qui ne répondait pas à mes aspirations. Interagir principalement avec des machines ne me correspondait pas.”
Elle se réoriente, s’inscrit à l’ENCG de Tanger et décroche un DCESS en marketing et commerce international. Un pari sur elle-même, payant.
Entrer par la grande porte de la com
À partir de 2007, elle accumule les expériences : chargée de communication dans plusieurs grandes structures, puis dans un cabinet de formation et de consulting où elle bascule vers la formation.
Elle y découvre un autre versant du métier : concevoir des plans de formation, organiser, fédérer. Une double exposition, au marketing comme à la formation qui lui donnera une longueur d’avance pour la suite. En 2008, elle intègre la Caisse Centrale de Garantie, devenue depuis Tamwilcom, comme chargée de communication et de marketing. Elle y restera dix-huit ans, en se réinventant à chaque étape.
Le virage capital humain
“Il ne faut pas craindre de changer de métier, plus on fait preuve d’ouverture, plus on progresse. Et chaque expérience finit toujours par trouver son utilité”
Après huit ans passés à la communication, un poste de chef de service RH se libère en interne. Elle candidate, elle décroche. “C’était un véritable challenge. Mais une fois dedans, ce que j’ai le plus apprécié, c’était le fait qu’il y avait plein de projets à mettre en place et qu’on n’avait pas le temps de s’ennuyer”, raconte-t-elle.
Ce qu’elle découvre, c’est un métier en pleine mutation : la gestion administrative cède la place à une approche plus stratégique des ressources humaines. Digitalisation des processus, gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, révision des systèmes de rémunération et d’évaluation, conduite du changement…
Elle participe à la modernisation de la fonction RH, en mobilisant un atout de taille : son bagage en communication. “Cela m’a permis de déployer une communication interne adaptée aux attentes des collaborateurs, soutenue par une organisation agile.”
Au cœur de la stratégie
Aujourd’hui chef du département Capital Humain, Nada Gharbi a élargi son périmètre à la gouvernance d’entreprise : elle est secrétaire du comité de gouvernance, rémunération et nomination, certifiée en corporate governance à l’UM6P en partenariat avec Sciences Po.
“Cela permet d’aligner les décisions de gouvernance avec les réalités opérationnelles tout en veillant à ce que les objectifs soient compris et portés par les équipes”, dit-elle.
De ce parcours fait de virages, elle tire une leçon. “Il ne faut pas craindre de changer de métier, plus on fait preuve d’ouverture, plus on progresse. Et chaque expérience finit toujours par trouver son utilité.”
