« L’IA dans l’enseignement supérieur est un enjeu de compétitivité nationale »

Pour ses vingt ans, l'UPF University a inauguré à Fès son nouveau Centre d'Excellence en Intelligence Artificielle. Son président, Mohammed Aziz Lahlou, nous livre sa vision et son ambition d'une IA souveraine et éthique.

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Vingt ans après sa création, l’UPF University s’est hissée parmi les grandes universités privées du pays. Que retenez-vous de ce parcours, et qu’est-ce qui reste à accomplir ?

Vingt ans, c’est un chemin qui continue. Nous comptons aujourd’hui une dizaine d’entités, de l’ingénierie à la médecine dentaire et de l’architecture à la gestion. Notre conviction est qu’une université ne vaut que par son impact : l’employabilité de ses lauréats, la recherche qu’elle produit et les entreprises et territoires qu’elle accompagne. Nous œuvrons pour faire de Fès une référence scientifique nationale et régionale et c’est tout le sens de notre vision 2026-2030.

Vous placez votre nouveau Centre d’Excellence en Intelligence Artificielle au cœur de votre stratégie. Pourquoi ce choix ?

L’IA redéfinit la valeur du travail, de la connaissance et de la souveraineté et cela est un enjeu de compétitivité nationale. Pour nous, il s’agit d’un moyen d’augmenter l’intelligence humaine valorisant ce qu’il y a de plus précieux : créativité, jugement et sens éthique. Quand une recherche qui prenait des mois aboutit en quelques jours, nos façons d’enseigner et d’évaluer doivent être repensées. L’enseignant devient un guide vers l’autonomie et l’esprit critique et l’étudiant apprend à piloter des IA pour créer de la valeur dans toute discipline. C’est ce que notre Centre a vocation à construire, en fédérant chercheurs, entreprises et institutions.

Les familles qui choisissent une université s’inquiètent d’abord de l’avenir professionnel de leurs enfants. Qu’est ce qui permet à vos étudiants de s’épanouir et de réussir leur insertion professionnelle ?

Trois choses concrètes. D’abord, nous veillons à ce que chaque étudiant se sente chez lui dès son intégration et devienne acteur de son propre parcours. Ensuite, la reconnaissance : nous sommes la première université privée reconnue par l’État à Fès et nos diplômes sont des diplômes d’État. Enfin, l’employabilité : l’écrasante majorité de nos lauréats s’insèrent rapidement au Maroc et à l’international car nos cursus sont construits avec les entreprises et nos 180 partenaires, dont l’Arizona State University et l’IAE Paris-Sorbonne. Nos programmes adoptent des standards mondiaux et c’est ce qui nous différencie.

Si vous deviez résumer l’ambition des vingt prochaines années ?

Faire de l’UPF University une fabrique de solutions, par ses étudiants, enseignants et chercheurs, un lieu où naissent des idées et des start-ups qui éclairent la société et les politiques publiques, une université qui prépare ses lauréats à mener le changement. La place du Maroc se jouera dans un monde où la connaissance est un facteur de puissance, et c’est là que nous voulons contribuer.