IA industrielle : la feuille de route d'Inetum Africa pour 2026

À l’occasion de GITEX Africa 2026, Inetum Africa met en avant une approche centrée sur l’industrialisation de l’IA. L’intégrateur défend une thèse simple : la valeur ne se joue plus dans l’expérimentation, mais dans l’exécution au cœur des ERP, des CRM et des systèmes critiques. Avec le Maroc comme hub de delivery et Maroc Digital 2030 comme toile de fond, le groupe parie sur un marché prêt à passer à l’échelle.

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Longtemps présentée comme une promesse, l’IA entre dans une phase d’exigence. Inetum Africa se positionne sur ce basculement : sortir du stade du démonstrateur pour ancrer l’IA dans les opérations. Un virage que résume son directeur général, Imad Haddour : « Il est temps de passer de la promesse de l’IA à la performance opérationnelle. Les entreprises qui créeront de la valeur demain sont celles qui sauront industrialiser l’IA aujourd’hui, au cœur de leurs processus métiers. »

La majorité des projets IA restent bloqués au stade des POC. Inetum Africa fait de l’industrialisation son angle d’attaque, avec une intégration directe dans les ERP (SAP, Sage, Microsoft) et les CRM, appuyée sur la gouvernance des données et la cybersécurité. Le groupe pousse également l’Agentic AI, cette génération d’IA qui agit au lieu de seulement assister, sur des cas d’usage métier sous contrôle.

Le Maroc, laboratoire grandeur nature

Entre Maroc Digital 2030 et la Coupe du Monde 2030, le Royaume injecte des dizaines de milliards de dirhams dans ses infrastructures numériques et vise, à horizon 2030, une couverture 5G supérieure à 80 % de la population. Un calendrier qui pousse les donneurs d’ordre à chercher des partenaires capables d’exécuter vite et de garantir la continuité de service.

Inetum Africa s’inscrit dans cette demande avec une grille de lecture centrée sur le ROI. Le groupe déploie des ERP augmentés par l’IA pour accélérer la prise de décision et fiabiliser les opérations, des CRM « agentiques » qui anticipent les besoins clients et automatisent les interactions, et s’appuie sur SAP Business AI pour passer de la donnée brute au pilotage en temps réel. À cela s’ajoutent des dispositifs de control tower pour sécuriser les transformations complexes, et une lecture de l’IA au service des enjeux ESG. Les indicateurs de succès suivis avec les clients sont ceux du métier : time-to-value, productivité, réduction des délais, impact mesurable sur le compte de résultat.

Cette approche pragmatique repose sur un socle marocain solide : une croissance annuelle de l’ordre de 20 %, un hub de talents certifiés, et un programme de formation interne qui a touché jusqu’à 85 % des collaborateurs sur la GenAI.

« L’IA ne crée pas de valeur par elle-même : c’est son intégration dans les opérations qui fait la différence. Notre rôle, c’est de combiner technologie, data et métiers pour transformer chaque cas d’usage en impact mesurable », insiste Imad Haddour.

Présent à GITEX Africa 2026, Inetum Africa y déroule cette grille de lecture auprès des décideurs africains : moins d’annonces, plus de déploiement.