Ces établissements disposent par ailleurs d’une présence territoriale étendue, avec un réseau de 2.955 agences au Maroc, complété par une implantation internationale à travers 51 filiales et 22 succursales, fait savoir ce rapport publié par Bank Al-Maghrib (BAM), l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) et l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS).
D’après la même source, le total agrégé des actifs du secteur bancaire a atteint 2.323 milliards de dirhams (MMDH) en 2025, soit 136% du produit intérieur brut (PIB) contre 134% en 2024, marquant une hausse de 8,2% comparable à celle enregistrée l’année précédente, portée essentiellement par une dynamisation de l’activité de crédit.
Cette évolution intègre également la poursuite de la montée de la composante participative dont les actifs progressent de 24,7%, contre 19,2% un an auparavant, pour atteindre 48,5 MMDH en 2025 contre 38,9 MMDH en 2024.
Ledit rapport révèle aussi que les créances sur la clientèle des banques ont progressé de 6,9% à 1.153 MMDH en 2025, représentant ainsi 55,2% des emplois bancaires. Cette évolution s’est accompagnée de la poursuite du développement de l’activité des banques participatives, dont les créances sur la clientèle ont enregistré une hausse de 27,4%, portant leur encours à 43 MMDH.
Les créances sur les établissements de crédit et assimilés ont poursuivi la même tendance, enregistrant une hausse de 10,8% à 283 MMDH, représentant 13,6% des emplois bancaires contre 13,1% en 2024.
L’activité de marché a poursuivi sa progression en 2025 de 8,2% mais à un rythme moins soutenu qu’en 2024 (16%), portant l’encours du portefeuille-titres détenu par les banques à 550 MMDH en 2025, contre 508 MMDH un an auparavant. Sa part dans les actifs bancaires s’est ainsi stabilisée autour de 26,3%.
Les autres actifs ont, quant à eux, totalisé 63 MMDH, en baisse de 10,8% par rapport à l’exercice précédent.
Par ailleurs, le rapport indique que la ventilation sectorielle du portefeuille de crédits, globalement diversifiée, confirme une recomposition graduelle des expositions au cours des dernières années. La part des ménages a ainsi régressé progressivement, passant de 33,2% en 2021 à 26,7% en 2025, représentant un encours de 331 MMDH.
Parallèlement, les activités financières captent désormais 18,1% du portefeuille de crédits au lieu de 16,1% un an auparavant, soit 224 MMDH, suivies des autres services avec 16,3%, totalisant 202 MMDH.
Les industries manufacturières et le secteur du BTP (bâtiment et travaux publics) se partagent, à parts quasi-égales, 8,4% chacun du portefeuille, avec un encours avoisinant 104 MMDH pour chacun de ces secteurs.
Les secteurs du commerce et de l’énergie et eau représentent respectivement 6,4% et 5,9% des crédits à fin 2025, tandis que les industries extractives concentrent 2,3% du portefeuille. Le secteur des transports et communications, quant à lui, a vu sa part se contracter, revenant de 4,2% en 2021 à 2,4% en 2025.
(avec MAP)
