La Marine royale acquiert des drones de surface néerlandais

La Marine royale continue à renforcer ses capacités avec l'acquisition de deux drones de surface destinés à la lutte anti-sous-marine et à la lutte contre les mines navales, pour un contrat de 13 millions d'euros.

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Le Lieutenant Colonel Errahmani est une corvette de la Marine royale marocaine de Classe Descubierta construite en Espagne. C'est une corvette lance-missiles. Crédit: Wikipedia

La composante maritime des Forces Armées Royale (FAR), continue son mouvement de modernisation de ses capacités opérationnelle. Preuve en est le dernier deal d’une valeur de 13 millions d’euros, pour l’acquisition de deux navires de surface autonomes sans équipage, une station de contrôle des missions (Mission Control Station), leurs charges utiles, des composants supplémentaires, deux jeux de pièces de rechange, ainsi que la documentation technique, la formation des opérateurs et le soutien nécessaire à leur mise en service. L’ensemble sera livré directement à la Marine royale.

La note du gouvernement hollandais révèle que ces bâtiments sont capables d’effectuer des missions de plusieurs jours avec un haut degré d’autonomie. Les systèmes seront entièrement intégrés avant leur livraison, avec les capteurs et les équipements nécessaires aux missions de lutte anti-sous-marine (Anti-Submarine Warfare – ASW) et de lutte contre les mines (Mine Counter Measures – MCM).

Ces plateformes sont conçues pour évoluer sans équipage à bord tout en restant pilotées depuis une station de contrôle. Elles peuvent ainsi être déployées dans des zones à risque sans exposer des marins, tout en transmettant en temps réel les données recueillies par leurs capteurs.

Renforcer un maillon encore limité

Cette acquisition viendra renforcer les capacités de lutte anti-sous-marine dont dispose déjà la Marine Royale, reposant notamment sur des bâtiments de surface équipés de sonars ainsi que sur des d’hélicoptères spécialisés dotés de sonars trempés (« dipping sonars »). En revanche, la nature des drones néerlandais offre de nouvelles capacités  de lutte contre les mines.

Ils auront notamment vocation à sécuriser les approches portuaires, les accès côtiers et les routes maritimes contre les menaces sous-marines et les mines navales.

Une évolution des doctrines navales

Cette acquisition s’inscrit dans une tendance de fond observée au sein des grandes marines.

Les États-Unis, le Royaume-Uni ainsi que la Belgique et les Pays-Bas investissent depuis plusieurs années dans des navires de surface autonomes destinés aux missions de détection de sous-marins et de neutralisation des mines. L’objectif est double : éloigner les équipages des zones les plus dangereuses et réduire le coût d’opérations traditionnellement réalisées par des bâtiments spécialisés nécessitant un personnel nombreux et hautement qualifié.

La note néerlandaise reprend d’ailleurs cette logique en expliquant que les opérations classiques de lutte contre les mines mobilisent des navires coûteux et exposent les équipages à des risques importants dans des eaux potentiellement minées. Les systèmes autonomes doivent permettre d’effectuer ces missions de manière plus sûre et plus efficace.

Un modèle qui reste confidentiel

La note laisse toutefois une question sans réponse : le constructeur et le modèle exact des deux navires demeurent confidentiels. Les passages correspondants ont été caviardés dans la version publique du document, tout comme plusieurs informations commerciales relatives au contrat.

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