C’est un texte que la profession attendait, redoutait, et dont chacun sait qu’il ne laissera personne indifférent. Réuni mercredi 22 juillet, le Conseil de gouvernement a adopté le projet de décret n° 2.25.631, qui modifie et complète le décret n° 2.13.852 du 18 décembre 2013 relatif à la fixation du prix de vente au public des médicaments. Douze ans après l’entrée en vigueur du texte de référence, l’exécutif remet l’ouvrage sur le métier.
L’ambition affichée est double : améliorer l’accès des Marocains au médicament et contenir la trajectoire budgétaire de l’Assurance maladie obligatoire (AMO), dont la généralisation a démultiplié le nombre d’assurés et, mécaniquement, la facture pharmaceutique. À l’arrière-plan, le soutien à l’industrie nationale et la volonté de rapprocher les prix marocains de ceux pratiqués dans les pays de référence.
Le nouveau texte ne fait pas dans la demi-mesure. Il touche à la méthode de calcul, à la périodicité de révision, à la majoration des produits importés, à l’encadrement des génériques et des biosimilaires. Un chantier réglementaire dense, qui reprend en partie des recommandations formulées par le Conseil de la concurrence dans son dernier avis rendu public en mai 2026.
