Selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), toutes les 11 personnes faisaient l’objet de mandats d’arrêt nationaux et internationaux.
Les suspects ont été appréhendés lors d’opérations de sécurité simultanées menées à Marrakech et à Tanger. La vérification de leurs antécédents dans les bases de données d’Interpol a révélé que 10 d’entre eux étaient recherchés en vertu de notices rouges émises à la demande des autorités judiciaires françaises, belges et néerlandaises.
L’opération concerne six citoyens français d’origine marocaine, visés par des mandats d’arrêt émis à la demande de la justice française pour leur implication dans des affaires criminelles allant du blanchiment d’argent et de l’appartenance à des groupes criminels organisés au trafic de stupéfiants, à la fraude et au détournement de fonds. Elle concerne également trois citoyens belges d’origine marocaine recherchés par la justice belge pour leur implication dans le trafic international de stupéfiants.
Parmi les personnes arrêtées lors de ces opérations de sécurité ciblées figure un ressortissant néerlandais d’origine marocaine, recherché internationalement en vertu d’une notice rouge pour son implication présumée dans un trafic international de stupéfiants et un blanchiment d’argent.
Ces opérations ont également conduit à l’arrestation d’un ressortissant français dont la vérification des antécédents dans les bases de données de la sécurité nationale a révélé qu’il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt national émis par la Brigade nationale de police judiciaire (BNPJ) pour son implication dans une affaire de blanchiment d’argent.
Voitures et motos de luxe
Les perquisitions menées lors de ces arrestations ont permis la saisie de montres, d’effets personnels, de voitures et de motos de luxe, ainsi que de sommes d’argent en devises locales et étrangères, de cartes bancaires, de téléphones portables, de doses de cocaïne, de passeports et de pièces d’identité appartenant aux suspects.
Les personnes interpellées ont été placées en garde à vue dans l’attente de la poursuite de l’enquête par le parquet compétent. Elles sont interrogées au sujet des actes criminels qui leur sont reprochés dans des plaintes officielles étrangères, lesquelles nécessitent leur poursuite en vertu du droit national, compte tenu de leur nationalité marocaine.
