Dans une publication diffusée lundi, Ramid affirme avoir suivi « avec tristesse et amertume » les voix des Marocains protestant contre ce qu’il a qualifié de « flambée des prix des moutons » dans la plupart des marchés marocains. Il souligne que le pays connaît une vague de colère et d’indignation sans précédent à l’occasion de l’Aïd Al-Adha, alors même que l’année précédente n’avait pas connu de sacrifice rituel.
L’ancien responsable gouvernemental lie cette situation aux importantes aides financières publiques accordées aux importateurs d’ovins, ainsi qu’à ce qu’il décrit comme une bonne campagne agricole, marquée par les précipitations enregistrées dans le royaume. Il s’interroge ainsi sur les raisons du maintien des prix à des niveaux élevés malgré ces éléments.
Ramid considère que le problème réside dans « la politique agricole, qui n’a pas su gérer le dossier avec clairvoyance et anticipation ». Il critique également les déclarations du ministre de l’Agriculture au Parlement au sujet de la possibilité d’acheter un mouton à 1.000 dirhams, avant d’évoquer plus tard un prix d’environ 2.000 dirhams, estimant que ces tarifs « n’existent que dans son imagination éloignée de la réalité ».
Il ajoute que les familles marocaines se retrouvent cette année face à une situation sociale difficile en raison de la hausse sans précédent des prix des ovins, appelant à l’activation du principe liant responsabilité et reddition des comptes. Selon lui, la démission du ministre concerné représente, pour reprendre ses termes, « le minimum exigible ».
