Dans sa lettre, l’Union a appelé à “l’adoption d’un cadre juridique clair pour le statut personnel des Marocains non musulmans, incluant le mariage, le divorce et l’héritage, afin de garantir les droits et de limiter les difficultés administratives”, ainsi qu’à “la mise à disposition de cimetières dignes pour les chrétiens marocains, selon des règles préservant la dignité du défunt et tenant compte des besoins des familles”.
Elle a également insisté sur la nécessité de “garantir la liberté de culte dans les espaces privés et publics, et de protéger les lieux de culte contre toute agression ou restriction”, ainsi que sur “l’intégration des valeurs de pluralisme et de coexistence dans les programmes scolaires et le discours médiatique public, afin de renforcer la culture de l’acceptation de l’autre auprès des jeunes générations”.
Dans cette lettre, dont TelQuel Arabi a consulté une copie, on peut lire : “Nous nous adressons à vous aujourd’hui au nom de l’Union des chrétiens marocains, en tant que citoyens portant l’identité nationale et partageant avec vous le souci de bâtir un Maroc démocratique, pluriel et réconcilié avec lui-même”, ajoutant que “les prochaines échéances électorales représentent un moment charnière pour redéfinir le contrat social entre l’État et les citoyens”.
L’Union ajoute que chaque citoyen a le droit, “quelle que soit sa croyance, de voir ses revendications présentes dans les programmes partisans à travers lesquels les partis sollicitent la confiance électorale”, appelant à “une attention claire et explicite aux questions des minorités religieuses, au premier rang desquelles les chrétiens marocains”.
La même source indique que le Maroc a accumulé, ces dernières années, une ouverture croissante à la diversité religieuse et culturelle, à travers sa participation à des initiatives de dialogue interreligieux, considérant que “le discours partisan est appelé à accompagner cette évolution”.
L’Union a critiqué ce qu’elle qualifie de “mépris des questions des minorités”, estimant qu’il contribue à renforcer la fragilité et ouvre la voie aux rumeurs, alors que “leur intégration dans le débat public de manière responsable renforce la cohésion sociale”.
